jeudi 10 août 2017

10/08 - LES TERRORISTES SIONISTES 
QUI ONT CRÉÉ ISRAËL. 

Par Ian Greenhalgh le 30 juillet 2017
(Note de l’éditeur : Voici un excellent article qui a été publié avant qu’il ne devienne inacceptable de dire la vérité sur les terroristes sionistes qui ont créé l’état illégal d’Israël. Personne s’oserait publier et diffuser un tel article aujourd’hui, malgré le fait qu’il rapporte des faits sur le sujet et présente des preuves évidentes qui révèlent la vérité. Ian)

LES “ACTIVITÉS” DE LA HAGANAH, DE L’IRGOUN ET DE LA BANDE STERN
Telles qu’elles sont rapportées dans le
BRITISH COMMAND PAPER No. 6873

Par : Izzat Tannous, M. D.


AVANT-PROPOS
Le fanatique « Mouvement Sioniste » qui a débuté ses activités en 1897, avait pour but la transformation de la Palestine par « tous les moyens » en un état Sioniste. 
Il n’avait aucune considération pour ce que la « Terre Sainte » représentait et représente toujours pour les 700 millions de Chrétiens et les 400 millions de Musulmans du monde entier ; 
et de manière encore plus arrogante, n’avait aucune considération pour les habitants Arables indigènes qui représentaient, à l’époque, 92 % de la population de la Palestine.

En fait, les Sionistes, avec leur propagande soigneusement orchestrée et leurs déformations planifiées, ont fait croire au monde entier que la Palestine n’était rien d’autre qu’une terre aride et désolée, négligée et vide d’habitants à part quelques milliers de nomades qui parcouraient le désert à dos de chameau. Combien de fois n’avons-nous pas entendu retentir à nos oreilles le slogan sioniste : « Donnez la terre sans peuple à un peuple sans terre ».

LES SIONISTES OFFRENT UN POT-DE-VIN AU SULTAN DE TURQUIE
La première tentative des Sionistes d’acquérir la Palestine a consisté à passer par le Sultan de Turquie, bien avant la Première Guerre Mondiale, lorsque la Palestine faisait partie de l’Empire Ottoman. Le Dr. Herzl, fondateur du Mouvement Sioniste, a promis au Sultan toute l'aide financière possible, si Sa Majesté acceptait de leur faire don de la Palestine. Mais le Sultan a noblement décliné leur offre à cause de ses sujets, les habitants indigènes de la Palestine – qu’ils soient Musulmans, Chrétiens et Juifs. Cependant, au cours de la Première Guerre Mondiale, les Sionistes ont négocié avec le Gouvernement Britannique qui a cédé de façon ignoble aux avances des Sionistes. La Déclaration Balfour a été faite clandestinement et illégalement en 1917, et depuis lors, elle a scellé le sort de la Terre Sainte jusqu’à nos jours.

SELON LA GRANDE-BRETAGNE, « UN FOYER NATIONAL JUIF N’EST PAS UN ETAT JUIF »
Avec toute la traîtrise dont la Grande-Bretagne a fait preuve dans l’Affaire Palestinienne, ses bévues en Terre Sainte au cours de son mandat et ses actes criminels à l’encontre de la population Arabe, la Grande-Bretagne n’a pas donné son accord à un état sioniste en Palestine. « Le foyer national juif évoqué dans la Déclaration Balfour, ne signifiait pas un état Juif » a déclaré la Grande-Bretagne dans son Livre Blanc de mars 1939. Cette déclaration a rendu les Sionistes furieux, a provoqué une révolte dans leurs rangs et a mis le feu au Dirigeant du Royaume Uni qui est immédiatement passé en cour martiale. En conséquence, la Grande-Bretagne est devenue, d’un coup, l’ennemi numéro un des Sionistes, pour ne pas avoir soumis les Arabes jusqu’à l’annihilation et pour avoir refusé de leur offrir une Palestine vidée de ses habitants. Ce manque de la Grande-Bretagne à « son devoir » a décidé les Sionistes à prendre eux-mêmes en mains leur destin et à conquérir la Palestine par leurs propres moyens.

LES SIONISTES DÉCLARENT LA GUERRE
Oubliant que c’est grâce aux baïonnettes Britanniques que 700.000 Juifs ont été amenés en Palestine contre la volonté de sa population, « l’Agence Juive » qui était un gouvernement dans le gouvernement en Palestine, a déclaré la guerre à la fois au pouvoir du Mandat Britannique et à la population Arabe de Palestine. Cela n’avait rien d’une guerre honorable mais c’était virtuellement une guerre de terreur, de massacre et de destruction. Cette campagne, parrainée et financée par « l’Agence Juive », a été lancée par la Haganah*, l’Irgoun Zvaï Leoumi** et les bandes terroristes de Stern*** et elle a été impitoyablement menée à un moment où les soldats Britanniques étaient engagés dans une guerre contre l’Allemagne Nazie dans une lutte à mort pour sauver les Juifs de la persécution Nazie.
*Haganah (Défense en hébreu), organisation paramilitaire sioniste fondée en 1920
**Irgoun Zvaï Leoumi (Organisation militaire nationale), organisation paramilitaire sioniste fondée en 1931
***Lehi (Combattants pour la Liberté d’Israël) appelé groupe Stern par les Britanniques, organisation terroriste sioniste fondée en 1940

C’étaient « les moyens » que les Sionistes ont employés dans la création de leur état et l’expulsion des Arabes de Palestine de leurs foyers. Personne n’a pu croire au début que ceux qui se prétendaient le « Peuple Élu de Dieu » et qui se plaignaient constamment d’être persécutés et massacrés par les « Gentils », deviendraient eux-mêmes des meurtriers. Même l’émissaire de paix des Nations Unies, le Comte Folke Bernadotte, qui avait été envoyé par l’Assemblée Générale pour faire la paix en Terre Sainte n’a pas été épargné par les terroristes qui pensaient qu’il contrevenait à leurs plans. Curieusement, dans son dernier rapport adressé aux Nations Unies quelques jours avant son assassinat à Jérusalem, le Comte Bernadotte écrivait :

« L’Etat Juif n’est pas né dans la paix comme on l’espérait dans la résolution du 29 novembre 1947, mais au contraire dans la violence et l’effusion de sang ». 

LA GRANDE-BRETAGNE ÉCHOUE A PROTÉGER LA POPULATION ARABE
Cependant, la Grande-Bretagne, la puissance mandatrice chargée de protéger les vies des habitants et de maintenir la loi et l’ordre en Palestine, n’avait ni le courage ni la détermination nécessaire pour défier les terroristes. Cela a été clairement établi par le Maréchal Lord Montgomery, Chef d’état-major de l’Armée Impériale, dans ses « Mémoires ». Dans notre lettre d’information N°17 de février 1959, nous avons fourni une description complète de la manière dont la pression Sioniste à Londres a été capable de paralyser le Gouvernement Britannique et l’empêcher d’agir contre les groupes terroristes et contre « l’Agence Juive » en Palestine, qui a parrainé et financé ces forces illégales. Lord Montgomery, dans sa relation, présente le Ministre de la Défense, M. A.V. Alexander comme ayant « été un simple spectateur » lorsqu’il était Ministre de la Défense. Et au lieu de mettre les coupables en prison, le Gouvernement Mandataire s’est protégé avec des barbelés pour se prémunir contre les attaques des terroristes qui ont pu sévir en toute liberté et semer le chaos en Terre Sainte. Une telle attitude de la part d’un gouvernement est sans précédent.

LES DÉFORMATIONS DE LA VÉRITÉ LES PLUS RÉCENTES
Mme Golda Meir, la représentante d’Israël, dans sa déclaration devant la Quinzième Séance de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 10 octobre 1960, a dit :
« Au contraire, le 15 mai 1948, sept armées Arabes ont franchi leurs frontières pour « corriger l’erreur » des Nations Unies, avec l’intention affichée de détruire la résolution par la force des armes, d’éradiquer nos villes, nos villages et notre population. Nous avons dû affronter les armées d’invasion virtuellement désarmés ».

Les Sionistes étaient-ils réellement désarmés ?
Mme Golda Meir disait-elle la vérité ?
Mme Meir elle-même était membre de « l’Agence Juive » qui parrainait et finançait les trois organisations terroristes comme nous allons le voir à partir du Rapport du Commandement Britannique que nous proposons maintenant de verser aux annales de l’histoire. Mme Meir a trompé l’Assemblée Générale et elle savait qu’elle ne disait pas la vérité. 

Ce qui suit est le Rapport Officiel Britannique sur les trois « forces militaires illégales » Juives : la Haganah, l’Irgoun Zvaï Leoumi et le groupe Stern – les héros de « Deir Yassin », le noyau de l’armée Israélienne d’aujourd’hui, les terroristes impitoyables qui ont frappé les Alliés dans le dos pendant qu’ils se battaient ailleurs, et qui ont expulsé les habitants Arabes de Palestine de leurs foyers et de leur patrie. La manière dont ils ont chassé les Arabes de Palestine de leurs foyers ancestraux sera abordée dans notre prochaine édition.

New York IZZAT TANNOUS, M. D.
Novembre 1960.
« ETAT DE L’INFORMATION RELATIF AUX ACTES DE VIOLENCE »
Rapport du Commandement No. 6873
24 juillet 1946

REMARQUES EXPLICATIVES
Les commentaires suivants sur les trois organisations paramilitaires illégales Juives en Palestine se basent sur le *Rapport de la Commission d’Enquête Anglo-Américaine (pp. 40-41). Le Gouvernement de Sa Majesté a des raisons de penser que les chiffres mentionnés sont sous-estimés. 

La Haganah et le Palmach : — une organisation militaire illégale et bien armée, sous les ordres d’un commandement central avec des commandements territoriaux, composé de trois éléments, tous incluant des femmes, à savoir :
-         une force sédentaire composée de colons et de citadins, estimée à 40.000 individus ;
-         une armée de campagne, basée sur la Police des Implantations Juives et entraînée à des opérations mobiles, estimée à 16.000 individus ;
-         une armée à plein temps (Palmach), mobilisée en permanence et équipée de moyens de transport, estimée en temps de paix à 2.000 et en temps de guerre à 6.000 soldats.
 Un semblant de conscription est mis en place ; avec un an de service obligatoire pour les écoliers les plus âgés, garçons et filles, entre 17 et 18 ans. La publication Juive Haboker a déclaré qu’avant le 11 novembre 1945, « chaque Mouvement devait fournir au Service de Recrutement de l’Agence Juive de Tel Aviv une liste de ses membres, garçons et filles, qui devaient s’enregistrer. 
L’Irgoun Zvaï Leoumi (Organisation Militaire Nationale) : formé en 1935 à partir de membres dissidents de la Haganah. Opère sous son commandement secret, avec une force estimée entre 3.000 et 5.000 membres.

Le Groupe Stern (Lehi) : à l’origine une faction dissidente de l’Irgoun Zvaï Leoumi lorsque cette dernière a décidé de suspendre ses activités en 1939. On estime le nombre de ses membres entre 200 et 300 dangereux fanatiques. Ils ont pour un temps pleinement coopéré avec l’Irgoun Zvaï Leoumi étant donné que tous avaient adopté une politique d’extrémisme sans limite. 

Rapport du Commandement N° 680.8
ETAT DE L’INFORMATION RELATIF AUX ACTES DE VIOLENCE
Les informations qui étaient en possession du Gouvernement de Sa Majesté lorsqu’il a entrepris sa récente opération en Palestine l’ont amené à tirer les conclusions suivantes :
  1. Que la Haganah et sa force associée le Palmach (opérant sous le contrôle de membres éminents de l’Agence Juive) s’était impliquée dans des opérations de sabotage et de violence soigneusement planifiées sous le couvert du « Mouvement de Résistance Juive ».
  2. Que l’Irgoun Zvaï Leoumi et le Groupe Stern ont travaillé depuis l’automne dernier en coopération avec le Haut-Commandement de la Haganah dans certaines opérations ; et
  3. Que la station de radio « Kol Israël », qui prétend être « la Voix du Mouvement de la Résistance » et qui travaillait sous la direction générale de l’Agence Juive, avait soutenu ces organisations.
Les preuves sur lesquelles s’appuient ces conclusions proviennent de trois sources principales :
-         Les informations qui ont été obtenues montrant qu’entre le 23 septembre 1945 et le 3 novembre 1945, sept télégrammes et un télégramme ultérieur du 12 mai 1946, avaient été passés entre Londres et Jérusalem. Des copies en ont été traduites et sont présentées ici ;
-         Diverses émissions de « Kol Israël » entre le 31 octobre 1945 et le 23 juin 1946, mentionnant des opérations spécifiques de violence et de sabotage ; et
-         Des informations sur diverses dates extraites du journal Hamaas (la publication du Groupe Stern), de Herut (la publication de l’Irgoun Zvaï Leoumi) et d’Eshnav (la publication du « Mouvement de Résistance Juive »). Des extraits de ces journaux sont présentés dans ce Rapport.
Ces preuves sont relatives aux « trois grandes opérations de sabotage des 31 octobre, 1er novembre 1945 ; 20 au 25 février 1946, et 16 au 18 juin 1946. Toutes les trois organisations paramilitaires ont participé à ces opérations qui n’ont pas seulement causé de gros dégâts mais également des pertes de vies humaines. 

I. ATTAQUES CONTRE DES TRAINS, DES LOCAUX DE LA POLICE ET LA RAFFINERIE DE HAIFA – du 31 octobre au 1er novembre 1945

Note – Le Palmach a mené des attaques d’envergure contre le réseau ferré Palestinien. La voie a été coupée par des explosions en 150 endroits en tout, l’interrompant totalement. D’autres charges explosives, bien que posées, n’ont pas explosé. Trois locaux de police ont été détruits par des explosifs, deux à Haïfa et un à Jaffa. La même nuit, l’Irgoun Zvaï Leoumi a attaqué la Gare et la zone ferroviaire de Lydda, infligeant des dégâts à trois locomotives, détruisant un poste de signalisation et brûlant un dépôt ferroviaire.
Plusieurs pertes sont à déplorer, y compris la mort d’un soldat britannique. Un autre attentat a été commis la même nuit par le Groupe Stern pour détruire la Raffinerie de pétrole de Haïfa. Le terrorisme sioniste : des explosions dans le quartier Arabe de Haïfa qui pouvaient être vues depuis le Mont Carmel.

Cet incident a été soigneusement planifié à l’avance dans le cadre d’une politique délibérée. C’était un avertissement adressé au Gouvernement de Sa Majesté des conséquences que pourrait entraîner le refus de se conformer aux souhaits du Yishuv (la Communauté Juive de Palestine). L’Exécutif de l’Agence Juive n’était pas disposé à attendre une déclaration de politique Gouvernementale, mais a décidé de provoquer « un incident sérieux » afin d’influencer cette politique. Ces faits se déduisent clairement des télégrammes suivants.

Télégramme N°1 – A Londres de Sneh à Jérusalem – 23 septembre 1945.
« Il est suggéré que nous n’attendions pas la déclaration officielle mais appelions tous les Juifs à avertir les autorités et que nous élevions le moral du Yishuv. Si vous êtes d’accord, demandez à Zeev Charif du matériel statistique sur la capacité d’absorption, et si vous n’êtes pas d’accord dites-lui que ce matériel n’est pas encore requis. Il a également été suggéré que nous provoquions un incident sérieux. Nous publierions alors une déclaration selon laquelle il ne s’agissait que d’un avertissement et un avant-goût d’incidents beaucoup plus sérieux qui porteraient atteinte aux intérêts Britanniques dans le pays, si le Gouvernement devait prendre une décision négative à notre égard. Télégraphiez votre avis avec la même référence qu’avant mais en vous référant à du matériel statistique concernant l’immigration au cours des années de guerre. Le Groupe Stern a exprimé sa volonté de nous rejoindre totalement sur la base de notre programme d’action. Cette fois leurs intentions semblent sérieuses. Si une telle union se produit, nous pouvons présumer que nous pourrons prévenir des actions initiales même de la part de l’IZL. Télégraphiez votre opinion sur la question en vous référant au matériel statistique du recrutement Juif dans l’Armée. Sneh ».
N.B. – Sneh est un membre de la sécurité de l’Exécutif de l’Agence Juive. IZL est l’Irgoun Zvaï Leoumi. 

Terrorisme Sioniste : 
explosions dans le quartier Arabe de Haïfa,
 telles qu’on pouvait les voir depuis le Mont Carmel.

Que l’Exécutif de l’Agence ait approuvé l’action susmentionnée apparaît clairement dans les télégrammes suivants :

Télégramme N°2 – A Londres de Bernard Joseph à Jérusalem – 10 octobre 1945
« Eliezer Kaplan se basant sur un mot de Hayyim par l’intermédiaire de Nwbw, dit que nous ne devrions rien entreprendre avant que vous nous donniez des instructions à cet effet. Il est opposé à toute action de notre part avant que nous recevions votre réponse.
Cependant, d’autres membres sont d’avis qu’il est nécessaire d’appuyer votre action politique par des activités qui n’ont pas le caractère d’un conflit généralisé.
Il est essentiel que nous sachions d’abord si de telles actions vont favoriser ou défavoriser votre lutte.
Si vous êtes opposé dans l’absolu à toute action, télégraphiez-nous que nous devrions attendre l’arrivée de Wlsly.
Si vous êtes d’accord avec des actions isolées, télégraphiez que vous êtes d’accord pour envoyer une délégation dans les dominions.
Si Hayyim entendait juste éviter un conflit généralisé et non des actions isolées, envoyez des félicitations à Chill pour la naissance de sa fille ».

N.B. Bernard Joseph est le conseiller juridique de l’Agence Juive et un membre de son Exécutif. Il agit en l’absence de Chertok en tant que Chef du Service Politique. Eliezer Kaplan est le Chef du Service Financier de l’Agence et un membre de son Exécutif.

Télégramme N°3 – De Moshe Chertok (changé en Charett) à Londres à Bernard Joseph à Jérusalem – 12 octobre 1945.
« David ne partira pas avant deux semaines. Entre-temps il repassera probablement par Paris. A propos de l’écrit de Dodkin, David lui-même était en faveur des délégués aux dominions. S’il vous plaît adressez mes félicitations à Chill pour la naissance de sa fille.
Signé Chertok ».
N.B. – (1) Moshe Chertok est le Chef du Service Politique de l’Agence et un membre de son Exécutif.
(2) Une référence au télégramme N°2 montrera que les phrases sur « les délégués aux dominions » et les « félicitations à Chill » signifient que, tout en évitant un conflit généralisé, des actions isolées étaient favorisées. 

Télégramme N°4 – A Londres de Jérusalem – 2 novembre 1945.
« L’Exécutif refuse de donner pouvoir au Service Politique d’agir dans le cadre des limites des instructions de Ben Gourion. Gsbr affirme qu’il va s’y opposer dès le retour de Ben Gourion et de Chertok. J’ai déclaré que je vais agir conformément aux instructions reçues jusqu’à réception d’un ordre qui annule les instructions de Ben Gourion. Ils n’ont pas osé annuler les instructions mais ont insisté que nous informions à l’avance l’Exécutif de chaque action et qu’ls devraient avoir un droit de veto. Nous avons reçu l’accord pour les vedettes de la police et le chemin de fer. Toutes les activités pourraient de ce fait être compromises en raison des pressions exercées par le parti sur Bernard Joseph et sur Eliahou ».
N.B. – David Ben Gourion est le Président de l’Exécutif de l’Agence Juive.
Pour les opérations du 31 octobre et 1er novembre, l’Agence a recherché et obtenu la coopération des « organisations dissidentes ».

Télégramme N°5 – A Londres de Jérusalem – 1er novembre 1945
« Nous sommes parvenus à un accord de coopération avec les organisations dissidentes selon lequel nous allons leur assigner certaines tâches sous notre commandement. Elles n’agiront que selon notre plan.
Sneh, Shaul Meiroff, Kn’ny et Bernard Joseph considèrent un tel accord comme très souhaitable, mais il ne sera pas mis en œuvre parce que le Parti en retarde l’application. Certains d’entre eux sont opposés à toute activité quelle qu’elle soit et particulièrement à tout accord avec les dissidents, les informations sur les opérations suivent :
Les actions suivantes ont été menées dans la nuit de mercredi. Deux vedettes de la police ont été coulées dans le port de Haïfa et une troisième à Jaffa. Les vedettes avaient servi à poursuivre des immigrants. On a fait sauter des voies ferrées dans 50 centres, en tout 500 explosions. Le trafic ferroviaire a cessé entre la frontière Syrienne et Gaza, entre Haïfa et Samakh, entre Lydda et Jérusalem. Au cours de toutes ces opérations, personne n’a été blessé, interrompu ou arrêté.
La même nuit, l’IZL a attaqué la gare de Lydda en causant de sérieux dégâts et quelques victimes. Au cours de la même nuit le Groupe Stern a provoqué de sérieux dégâts aux raffineries de Haïfa et un homme a été tué. Les dissidents nous avaient préalablement averti de ces actions et nous n’avions pas d’objection pour Lydda mais étions opposés à l’opération sur la raffinerie. Je considère le fait que le Parti et l’Exécutif aient retenu leur approbation comme un crime.
Les activités ont fait grande impression dans le pays. Les autorités sont désorientées et ont proclamé un couvre-feu sur les routes le soir. Elles attendent des instructions de Londres. Nous redoutons une attaque généralisée contre la Haganah. Nous avons pris les mesures de sécurité qui s’imposent et sommes prêts à des sacrifices. Confirmez par télégramme à Ada que vous vous enquérez de la santé de ses enfants.

«Hamaas », la publication du Groupe Stern, se référant à l’opération ci-dessus, a déclaré :
« Les évènements du 1er novembre ont été une expression frappante de la ferme résolution des Juifs à combattre pour la liberté de leur patrie. L’ampleur de l’attaque a prouvé que les Juifs étaient capables d’opérer dans les conditions les plus difficiles.
Cependant, la réussite la plus significative de cette nuit a été que pour la première fois, l’attaque a été coordonnée et concentrée. Le Mouvement de Résistance Juif a réuni toutes les forces de la résistance Juive en vue d’être guidé par une autorité unique qui assurerait le contrôle de la lutte commune ». (« Hamaas » Edition N°2 de novembre 1945).

Ces opérations ont été largement relayées par la station de radio illégale Juive, Kol Israël, comme suit :
« La paralysie des chemins de fer dans tout le pays par la coupure des voies en 242 endroits sert d’avertissement au Gouvernement qui a publié le Livre Blanc.
« Les nuits d’héroïsme depuis Athlit* sont une expression de notre force et de notre résolution. Nous déplorons les victimes Britanniques, Arabes et Juives qui ont succombé dans l’attaque sur les voies ferrées et les ports de Palestine. Ce sont toutes des victimes du Livre Blanc. Tous nos hommes sont revenus sains et saufs avec leur équipement. Aucun de nos hommes n’est porté manquant ». (2 novembre 1945).

Comme preuve du fait que la station de Kol Israël coopérait avec l’Agence Juive, il suffit de se référer aux télégrammes suivants. (Voir également le télégramme N°8). 

Télégramme N°6 – A Londres de Sneh à Jérusalem – 12 octobre 1945.
« Avec effet du 4/10 les émissions de la « Voix d’Israël » ont été reprises. Deux émissions étaient des succès. Eliezer Kaplan et Bernard Joseph ont été invités à rencontrer le Haut-Commissaire ce matin.
« L’accord pour le renouvellement des émissions et des opérations d’Athlit* a été obtenu sans difficulté. A l’avenir, je ne demanderai plus l’autorisation, mais déciderai en accord avec Shaul Meiroff et Kn’ny ».

Télégramme N°7 – A Londres de Jérusalem – 14 octobre 1945.
« La Voix d’Israël a commencé à fonctionner en tant que station de radio du Mouvement de la Résistance Juive trois jours avant que nous recevions votre lettre et votre télégramme.
« Nous avons également eu les mêmes doutes et nous les avons exprimés avant le début des émissions mais les experts nous disent qu’il n’y a pas de raisons de s’inquiéter du point de vue technique ».

N.B. – La phrase « raisons de s’inquiéter du point de vue technique » se réfère probablement à la crainte que la station, qui est mobile, pourrait être repérée.

II. ATTAQUES CONTRE LA STATION RADAR DE HAIFA, DES CAMPS DE LA FORCE MOBILE PALESTINIENNE ET DES TERRAINS D’AVIATION – 20 au 25 février 1946.
Note – Le 20 février 1946, le Palmach a attaqué la Station radar de la R.A.F. à Haïfa, en la faisant exploser et blessant sérieusement deux sous-officiers de la R.A.F. et en blessant légèrement six autres.
Deux jours plus tard, le Palmach a mené des attaques coordonnées contre des Camps de la Force Mobile Palestinienne à Shefa Amr, Kfar Sirkin et Sarona. A Shefa Amr, de sérieux dégâts ont été causés. Un officier de police a subi des blessures à la tête. Trois femmes Britanniques et un enfant ont subi un choc.
*Le 10 octobre, le Palmach a libéré plus de 200 immigrants illégaux du Camp de Transit d’Athlit. Un agent de police Britannique a été pris en embuscade au cours de la recherche des fugitifs et un policier Britannique et deux Palestiniens ont été blessés.
Le 25 février, l’Irgoun Zvaï Leoumi et le Groupe Stern ont poursuivi par des attaques contre des terrains d’aviation à Lydda, Peta Tikvah et Quastina, détruisant sept appareils et en endommageant huit autres.
Ces incidents semblent avoir constitué un « deuxième avertissement », étant donné que le « premier avertissement » du 31 octobre / 1er novembre 1945, est resté « ignoré ». Ces incidents ont été relatés dans une émission de « Kol Israël » du 3 mars 1946 :

 « La dernière quinzaine a vu une recrudescence de la lutte du peuple Juif contre les forces qui essaient de l’étouffer ainsi que ses aspirations nationales à acquérir la citoyenneté dans leur Patrie Nationale.
« L’attaque contre la Station radar du Mont Carmel avait pour but de détruire un des principaux instruments des agents du Gouvernement dans sa chasse aux réfugiés Juifs. Le sabotage des terrains d’aviation (par l’Irgoun Zvaï Leoumi et le Groupe Stern), le sabotage d’une arme qui a été dégradée d’une lutte glorieuse contre les forces du mal du Nazisme en une tâche peu honorable de lutte contre les victimes du Nazisme.
« Ces trois attaques sont symptomatiques de notre lutte. Dans tous les cas, elles ont été menées contre les armes utilisées par le Livre Blanc dans sa déplorable bataille pour renier ses engagements envers le peuple Juif et le monde, et non contre les hommes qui utilisent ces armes. Ce n’est pas notre but d’ôter la vie de n’importe quel Britannique dans ce pays ; nous n’avons rien contre eux parce que nous comprenons qu’ils ne sont que les instruments d’une politique, et bien souvent des instruments involontaires ».

En plus de l’émission ci-dessus, Herut, la publication de l’Irgoun Zvaï Leoumi et Eshnav, la brochure publiée au nom du *Mouvement de la Résistance, ont fait les allusions suivantes à ces opérations d’ampleur :
« De lourdes tâches incombent à toutes les Forces de la nation. Les soldats de la Haganah ont reçu l’ordre d’attaquer les forces dans leurs repaires (la Force Mobile Palestinienne). Non moins difficiles ont été les tâches attribuées aux membres de l’Organisation Militaire Nationale* qui ont eu pour mission d’attaquer les terrains d’aviation militaires à Quastina et le terrain d’aviation central de Lydda ; et aux membres des Combattants pour la Liberté d’Israël* qui ont eu l’ordre d’attaquer l’aérodrome de Kfar Sirkin. L’importance des évènements de cette semaine réside dans le fait que pour la première fois les bases militaires des maîtres Britanniques ont été ébranlées ». (Herut, édition N°55 de février 1946).

 « Une grande semaine.
« Les actions de cette semaine glorieuse ont été menées avec le soutien de toute la jeunesse Juive unie. C’est une réussite politique.

*L’Organisation Militaire Nationale est l’Irgoun Zvaï Leoumi et les Combattants pour la Liberté d’Israël sont le Groupe Stern.

Attentat à la bombe Sioniste contre le Quartier-Général du Gouvernement Mandataire de l’Hôtel du Roi David à Jérusalem, le 22 juillet 1946.
« La Force Mobile Palestinienne a été attaquée par la Haganah ; des dégâts considérables ont été infligés à deux camps. A Sarona, les combattants se sont retirés après que la poursuite de l’attaque se soit révélée vaine. Nous y avons perdu quatre hommes.
« Les terrains d’aviation de Lydda et Quastina ont été attaqués par l’Igoun Zvaï Leoumi alors que les hommes de Lohemei Herut Israel (Lehi ou Combattants pour la Liberté d’Israël ou Groupe Stern) ont choisi pour objectif le terrain d’aviation de Kfar Sirkin ». (Herut, édition N°56 de février 1946).
« Le premier avertissement du 1er novembre 1945 de la part de la Résistance Juive a été ignoré, et toute la Yishuv a été obligée d’adresser un second avertissement au cours de la dernière quinzaine qui a consisté dans les attaques contre les Stations et Terrains d’aviation de la Force Mobile Palestinienne ». (Eshnav, édition N°116 du 4 mars 1946).

III. ATTAQUES CONTRE LES PONTS ROUTIERS ET FERROVIAIRES, LES ATELIERS FERROVIAIRES ET ENLÈVEMENTS D’OFFICIERS BRITANNIQUES. Du 16 au 18 juin 1946.
Note – Au cours de la soirée du 16 juin 1946, la Haganah a mené des attaques contre des ponts routiers et ferroviaires à la frontière de la Palestine, causant des dégâts estimés à 250 000 £. Quatre ponts routiers et quatre ponts ferroviaires ont été détruits ou endommagés au cours de la nuit et un pont sur le Jourdain a été détruit par une mine à retardement, pendant que des actions étaient menées pour enlever les explosifs. Un officier Britannique des Royal Engineers a été tué par l’explosion.
La soirée suivante, le Groupe Stern a mené une attaque contre les Ateliers Ferroviaires de Haïfa.
Le 18 juin 1946, cinq officiers Britanniques ont été enlevés pendant qu’ils déjeunaient au mess des officiers de Tel Aviv et un sixième officier a été enlevé dans un grande rue de Jérusalem.
Des indications qu’une série ultérieure d’incidents étaient imminente sont apparues le 12 mai 1946, lorsqu’une émission de Kol Israël envoya un avertissement qu’il était considéré comme « souhaitable » d’adresser à l’attention du Gouvernement de Sa Majesté. Le texte de cette annonce était le suivant :

« Le Mouvement de Résistance Juive pense qu’il est souhaitable de publier l’avertissement qu’il entend adresser au Gouvernement de Sa Majesté. L’actuelle politique Britannique effectue une manœuvre dangereuse qui est fondée sur une hypothèse erronée : la Grande-Bretagne, en évacuant la Syrie, le Liban et l’Egypte entend concentrer ses bases militaires en Palestine et est de ce fait occupée à renforcer son emprise sur ce mandat ; et utilise sa responsabilité envers le peuple Juif comme moyen à cette fin. Mais ce double-jeu ne marchera pas. La Grande-Bretagne ne peut pas tenir les deux bouts de la corde ; elle ne peut pas exploiter la tragique question Juive à son propre profit comme puissance mandataire, tout en essayant de se soustraire aux diverses responsabilités que lui confère ce mandat. Du point de vue sioniste, les conclusions insipides de la Commission ne répondent pas aux revendications politiques du peuple Juif, mais même ainsi, dans l’application de ces propositions, le Gouvernement Britannique fait montre d’une hésitation aussi décevante qu’indigne. Nous aimerions de ce fait avertir publiquement le Gouvernement de Sa Majesté qu’il n’assume pas les responsabilités que lui confère ce mandat – surtout en regard de la question de l’immigration – le peuple Juif se sentira dans l’obligation de présenter aux nations du monde la requête que les Britanniques quittent la Palestine. Le Mouvement de la Résistance Juive fera tous les efforts pour empêcher le transfert des Bases Britanniques vers la Palestine et empêcher leur installation dans le pays ». 

Cette émission est d’une importance particulière en raison du fait qu’elle a été faite à la demande expresse de Moshe Chertok, le Chef du Service Politique de l’Agence Juive et membre de son Comité Exécutif, et que le texte en avait été communiqué à David Ben Gourion, le Président du Comité Exécutif. C’est rendu clair dans le télégramme suivant :

Télégramme N°8. A « Daniel » à Londres de Sneh à Jérusalem – 12 mai 1946.
« Veuillez communiquer à Ben Gourion le texte de l’émission de Kol Israël ci-joint ; avec le commentaire que l’émission a été diffusée à la demande de Chertok ».
Le télégramme mentionne ensuite le texte de l’émission du même jour.

Emission de Kol Israël. 18 juin 1946.
« L’opération de faire exploser les ponts a exprimé le moral élevé et le courage des combattants Juifs qui ont mené cette attaque. Ils ont dû couvrir de longues distances et porter une grande quantité de matériel à cet effet. Le retrait a été des plus difficiles étant donné que toute la police et l’armée étaient en alerte et que des avions recherchaient les attaquants ; malgré tout, l’opération a été effectuée et tous les objectifs ont été atteints conformément au plan sans causer de perte de vie humaine aux gardes. Il y a eu quelques victimes parmi les attaquants dans le Nord en raison d’un malheureux incident provoqué par la chute d’une roquette directement sur un camion chargé d’explosifs qui a causé l’explosion de toute la cargaison et des personnes à bord. Honneur à laur mémoire ! L’Armée et la Police sont devenus furieuses et ont déchargé leur colère sur les habitants pacifiques d’une colonie avoisinante ; de nombreux colons de Beth Haareva, de Matzuva et d’Eilon ont été arrêtés et emmenés à Acre.
« De nombreux messages de reconnaissance émouvants ont été envoyés à diverses personnalités et journalistes du Mouvement de la Résistance pour la reprise de leurs activités en raison de la politique de retardement du Gouvernement Britannique, du récent discours de Bevin et de la déclaration connue d’Attlee.
Ces objectifs ont été choisis pour perturber les bases Britanniques et leurs communications, pour empêcher les Arabes des pays voisins qui en parlaient si souvent de venir combatte les Juifs en Palestine, et pour protester contre la fermeture des frontières aux immigrants Juifs ».
23 juin 1946.
« Ici la Voix d’Israël, la voix de la Résistance Juive. La semaine dernière nous avons dû détruire les ponts – ces ponts qui nous servent autant qu’aux autorités mais ils devaient être détruits pour montrer nos sentiments ».

CONCLUSION
Les preuves contenues dans les pages précédentes ne constituent pas, et ne sont pas destinées à présenter un état complet de toutes les preuves en possession du Gouvernement de Sa Majesté.
Ces incidents spécifiques ne représentent pas non plus une liste complète de tous les incidents de violence et de sabotage qui ont eu lieu au cours des derniers mois.
Le fait est qu’au cours des six premiers mois de 1946, nous avons enregistré près de cinquante incidents distincts impliquant de la violence, et dans de nombreux cas des victimes ; des dégâts matériels de grande ampleur ont été infligés aux installations ferroviaires, à la police et aux stations de la R.A.F. et des garde-côtes. Des routes ont été minées et on a fait sauter des véhicules.
Les opérations mentionnées ci-dessus ont eu un caractère généralisé et ont causé des dégâts de grande ampleur. Lorsqu’elles ont été suivies immédiatement par l’enlèvement d’officiers Britanniques, il n’a plus été possible au Gouvernement de Sa Majesté d’adopter une attitude passive. A moins que le Gouvernement ne soit disposé à céder devant des menaces de violence et d’abandonner tout espoir de rétablir la loi et l’ordre, il est tenu de prendre des mesures envers les personnes ou les organisations qui se sont rendues responsables de la planification et de l’exécution des attentats mentionnés dans ce rapport.

FIN
Éditeur :
Le Gouvernement de Sa Majesté a cédé aux menaces et à la violence des Sionistes et a abandonné tout espoir de rétablir la loi et l’ordre comme annoncé dans notre « Avant-Propos ». L’horrible attentat à la bombe contre le Quartier-Général du Gouvernement à l’Hôtel du Roi David de Jérusalem, et des centaines d’autres attentats, ont eu lieu après la publication de ce Rapport du Commandement le 24 juillet 1946, et avant que la Grande-Bretagne ne quitte honteusement la Palestine le 15 mai 1948.
Envois et traduction de Patrick T.

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