mardi 30 juin 2015

30/06 - JULIAN ASSANGE APPELLE LA FRANCE 
À PRENDRE LA TÊTE D’UNE RÉBELLION.


Présidents espionnés : Assange signe son retour sur la scène médiatique

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, s'est exprimé mercredi soir sur TF1 au sujet des révélations sur l'espionnage de trois présidents français par les États-Unis. Le lanceur d'alerte a promis la divulgation prochaine de nouveaux documents.

Invité du journal de TF1 (!), julian Assange, fondateur du site internet Wikileaks a invité la France à se rebeller contre l’impérialisme étasunien.
Selon lui, «Le chômage en France est particulièrement élevé ; il y a une raison à cela, l’une des raisons, c’est que les Etats-Unis jouent un sale jeu et cherchent à marginaliser la compétitivité économique des entreprises françaises et européennes.»

Depuis son refuge londonien, le fondateur de WikiLeaks s’est adressé en direct, mercredi 24 juin, à des millions de téléspectateurs français. Julian Assange a ainsi signé son grand retour sur la scène médiatique, après trois années de réclusion forcée dans l'ambassade d'Équateur de la capitale britannique.
"La souveraineté (de la France) ne peut pas être piétinée", a lancé le fondateur du site lanceur d'alerte, dans une interview accordée à la chaîne de télévision TF1, estimant que "le moment (était) venu pour la France" de lancer une enquête parlementaire et des poursuites.
Le fondateur de WikiLeaks a insisté sur la dimension économique et industrielle de l’espionnage américain. "Ça touche directement l’emploi en France (…) Le chômage en France est particulièrement élevé, il y a une raison à ça. Les États-Unis jouent un sale jeu et cherchent à marginaliser la compétitivité des entreprises françaises et européennes", a déclaré Julian Assange.
"C'est le début d'une série" de révélations, a prévenu le patron de Wikileaks, sans donner plus de détail sur les informations dont il dispose.
Cette interview est une intervention médiatique de premier plan pour l'Australien, toujours recherché par la justice suédoise pour des accusations de viol et d’agression sexuelle. Menacé d’arrestation, Julian Assange s’était réfugié en juin 2012 dans l’ambassade équatorienne de Londres. Le fondateur de WikiLeaks a toujours nié les accusations et affirme être victime d’un complot ourdi par les États-Unis.
Impact diplomatique des révélations FranceLeaks
Réunion d'un Conseil de défense, convocation de l'ambassadrice américaine à Paris, envoi de deux responsables du renseignement aux États-Unis : le chef de l'État François Hollande a réagi avec vigueur mercredi. La présidence a prévenu que Paris "ne tolèrera aucun agissement mettant en cause sa sécurité".
Cette réaction française est cependant de l'ordre de la "posture", selon plusieurs observateurs. "On est obligé de dire que c'est pas bien, et en même temps, on sait que ça continuera", commentait ainsi le député centriste Hervé Morin.
"En matière de renseignement, il n'y a pas d'amis, pas d'alliés, il n'y a que des intérêts", a pour sa part rappelé Alain Chouet, ancien responsable des services français, selon lequel la France "ne se prive pas" non plus d'espionner ses alliés.
Des associations de défense des droits de l'Homme ont dénoncé l'inaction judiciaire de la France, alors que la surveillance de la NSA a fait l'objet d'une plainte dans ce pays dès 2013.
Vidéo :
-----------------

WikiLeaks sort le 29 juin de nouvelles révélations sur l'espionnage américain en France.

Les Etats-Unis sont leaders en ce qui concerne les questions de reconnaissance et de surveillance dans différents pays de la planète, en ajoutant qu’ils utilisent les informations ainsi collectées dans des buts politiques et économiques.
De plus, Julian Assange a souligné dimanche dans son interview à Rossiya que les révélations mises au jour par son site permettrait à la France d’engager des poursuites contre les Etats-Unis.

Plus tôt au mois de juin, le site internet avait dévoilé le contenu de documents top secret de la NSA indiquant que les services de renseignement américains avaient espionné et écouté les conversations officielles et personnelles des trois derniers présidents de la République française : Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Dans le cas de ce dernier, les allégations d’écoutes ont ensuite été démenties par le président américain Barack Obama.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire