samedi 20 juin 2015

20/06 - DES WAGONS DE MÉTRO REJETÉS DANS L'OCÉAN
POUR LE BIEN-ÊTRE DE LA FAUNE SOUS-MARINE.

Abandonner des métros usagés dans les fonds marins, voilà ce qui semble être tout sauf écologique. Ces wagons de 18 tonnes se sont pourtant transformés ces dernières décennies en récifs artificiels servant d'habitat à des millions d'espèces marines dans les profondeurs de l'Atlantique. Jeter de vieux métros usagés dans l'océan Atlantique pour en faire des récifs. L'idée peut paraître saugrenue, et pourtant c'est ce que fait depuis des années l'Autorité en charge du métro new-yorkais, la Metropolitan Transit Authority. 

Au cours des dernières décennies, ce sont ainsi plus de 2.500 rames usagées qui ont été abandonnées dans les abysses. Après avoir été vidés et décontaminés, les wagons de 18 tonnes sont chargés sur une barge spécialement conçue avant d'être envoyés un par un rejoindre la faune sous-marine. Une opération que le photographe Stephen Mallon a pu observer durant trois ans et immortaliser à travers son exposition "Next Stop Atlantic". Mais qu'en est-il de l'écologie dans tout cela ? Aussi étonnant que cela puisse paraitre, le bien-être de la faune sous-marine est l'objectif numéro un du programme. Si les wagons sont ainsi abandonnés entre le Delaware et la Caroline du Sud, c'est en effet pour se transformer en habitat naturel pour les espèces qui peuplent déjà les fonds marins de l'Atlantique.  Une seconde vie pour les wagons Selon les créateurs du projet, les rames de métro sont des structures propices pour les crustacés, les crevettes et les crabes qui peuvent aisément venir s'y loger. "Ce sont des appartements de luxe pour les poissons", expliquait il y a quelques années au New York Times, Jeff Tinsman, responsable du programme au Delaware Department of Natural Resources and Environmental Control. Une fois immergés, les wagons servent à la fois d'abri contre d'éventuels prédateurs, mais aussi de garde-manger. 

En se changeant en récifs artificiels, ils pourraient même inciter certaines espèces à revenir dans les parages, tels que le bar noir ou le tautoga. Le fond de la côte Atlantique des États-Unis étant principalement composée de sable nu, cela n'incite pas vraiment les poissons à venir s'y installer. Si l'en croit les images capturées sous l'océan, l'opération fonctionnerait plutôt bien. Une grande majorité des wagons étant désormais totalement recouverts d'une végétation florissante et visités par les poissons. "Après avoir été poussé et serré comme une sardine dans ces métros des années durant, c'est appréciable de voir une sardine l'adopter comme si c'était son nouvel appartement", conclut ainsi Stephen Mallon sur son site.

Publié par Léa Esmery, le 03 juin 2015
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