mardi 30 juin 2015

30/06 - JULIAN ASSANGE APPELLE LA FRANCE 
À PRENDRE LA TÊTE D’UNE RÉBELLION.


Présidents espionnés : Assange signe son retour sur la scène médiatique

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, s'est exprimé mercredi soir sur TF1 au sujet des révélations sur l'espionnage de trois présidents français par les États-Unis. Le lanceur d'alerte a promis la divulgation prochaine de nouveaux documents.

Invité du journal de TF1 (!), julian Assange, fondateur du site internet Wikileaks a invité la France à se rebeller contre l’impérialisme étasunien.
Selon lui, «Le chômage en France est particulièrement élevé ; il y a une raison à cela, l’une des raisons, c’est que les Etats-Unis jouent un sale jeu et cherchent à marginaliser la compétitivité économique des entreprises françaises et européennes.»

Depuis son refuge londonien, le fondateur de WikiLeaks s’est adressé en direct, mercredi 24 juin, à des millions de téléspectateurs français. Julian Assange a ainsi signé son grand retour sur la scène médiatique, après trois années de réclusion forcée dans l'ambassade d'Équateur de la capitale britannique.
"La souveraineté (de la France) ne peut pas être piétinée", a lancé le fondateur du site lanceur d'alerte, dans une interview accordée à la chaîne de télévision TF1, estimant que "le moment (était) venu pour la France" de lancer une enquête parlementaire et des poursuites.
Le fondateur de WikiLeaks a insisté sur la dimension économique et industrielle de l’espionnage américain. "Ça touche directement l’emploi en France (…) Le chômage en France est particulièrement élevé, il y a une raison à ça. Les États-Unis jouent un sale jeu et cherchent à marginaliser la compétitivité des entreprises françaises et européennes", a déclaré Julian Assange.
"C'est le début d'une série" de révélations, a prévenu le patron de Wikileaks, sans donner plus de détail sur les informations dont il dispose.
Cette interview est une intervention médiatique de premier plan pour l'Australien, toujours recherché par la justice suédoise pour des accusations de viol et d’agression sexuelle. Menacé d’arrestation, Julian Assange s’était réfugié en juin 2012 dans l’ambassade équatorienne de Londres. Le fondateur de WikiLeaks a toujours nié les accusations et affirme être victime d’un complot ourdi par les États-Unis.
Impact diplomatique des révélations FranceLeaks
Réunion d'un Conseil de défense, convocation de l'ambassadrice américaine à Paris, envoi de deux responsables du renseignement aux États-Unis : le chef de l'État François Hollande a réagi avec vigueur mercredi. La présidence a prévenu que Paris "ne tolèrera aucun agissement mettant en cause sa sécurité".
Cette réaction française est cependant de l'ordre de la "posture", selon plusieurs observateurs. "On est obligé de dire que c'est pas bien, et en même temps, on sait que ça continuera", commentait ainsi le député centriste Hervé Morin.
"En matière de renseignement, il n'y a pas d'amis, pas d'alliés, il n'y a que des intérêts", a pour sa part rappelé Alain Chouet, ancien responsable des services français, selon lequel la France "ne se prive pas" non plus d'espionner ses alliés.
Des associations de défense des droits de l'Homme ont dénoncé l'inaction judiciaire de la France, alors que la surveillance de la NSA a fait l'objet d'une plainte dans ce pays dès 2013.
Vidéo :
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WikiLeaks sort le 29 juin de nouvelles révélations sur l'espionnage américain en France.

Les Etats-Unis sont leaders en ce qui concerne les questions de reconnaissance et de surveillance dans différents pays de la planète, en ajoutant qu’ils utilisent les informations ainsi collectées dans des buts politiques et économiques.
De plus, Julian Assange a souligné dimanche dans son interview à Rossiya que les révélations mises au jour par son site permettrait à la France d’engager des poursuites contre les Etats-Unis.

Plus tôt au mois de juin, le site internet avait dévoilé le contenu de documents top secret de la NSA indiquant que les services de renseignement américains avaient espionné et écouté les conversations officielles et personnelles des trois derniers présidents de la République française : Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Dans le cas de ce dernier, les allégations d’écoutes ont ensuite été démenties par le président américain Barack Obama.
30/06 - RÉVÉLATIONS WIKILEAKS 
ESPIONNAGE ÉCONOMIQUE :
COMMENT LA NSA SAPE L'ÉCONOMIE FRANÇAISE, MOSCOVICI ET BAROIN ÉCOUTÉS. 

La NSA a mis Baroin et Moscovici sur écoute quand ils étaient à Bercy, 
des entreprises du CAC40 également sur écoute


Ce que révèle ce soir Wikieaks est d'une extrême gravité, une atteinte à l'économie française est semblable à un acte de guerre. Nous nous devons de rompre immédiatement tout dialogue avec ces traitres.

En collaboration avec WikiLeaks, «Libération» et «Mediapart» révèlent comment la NSA s'est penchée sur les intérêts commerciaux français.

Après les écoutes politiques, l’espionnage économique. Les nouveaux documents publiés par WikiLeaks, en partenariat avec Libération etMediapart, dévoilent l’ampleur des opérations menées par les services de renseignement américains contre les intérêts français. Cinq rapports de synthèse de l’Agence nationale de sécurité (NSA) montrent que des responsables et diplomates ont été espionnés entre 2004 et 2012, notamment Pierre Moscovici et François Baroin lors de leur passage à Bercy. Une stratégie offensive qui apparaît dans un document secret fixant les objectifs prioritaires des Etats-Unis dans le domaine économique. Baptisée«France : développements économiques», datée de 2012, cette note constitue la doctrine de la NSA en la matière. Elle vise à recueillir toutes informations pertinentes sur les pratiques commerciales françaises, les relations entre Paris et les institutions financières internationales, l’approche des questions liées au G8 et au G20 ou encore les grands contrats étrangers impliquant la France. Ce dernier point, un des plus sensibles, est détaillé dans une sous-section intitulée «Contrats étrangers-études de faisabilité-négociations». Il s’agit de récupérer toutes les informations possibles sur les contrats d’envergure impliquant des entreprises françaises, notamment ceux dépassant les 200 millions de dollars. Des révélations qui risquent de jeter un froid sur les négociations autour du Tafta, le traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis, dont le prochain round est prévu mi-juillet, à Bruxelles. La plupart des secteurs stratégiques sont visés par la NSA : technologies de l’information, électricité, gaz, pétrole, nucléaire, transports, biotechnologies, etc. Toutes les informations recueillies sont ensuite partagées avec les principales administrations américaines : département de la Sécurité intérieure, département du Commerce, département de l’Energie, agence de renseignement de la Défense, Réserve fédérale, Trésor et même commandement des forces américaines en Europe. Jamais la preuve d’un espionnage économique massif de la France, orchestré au plus haut niveau de l’Etat américain, n’avait été établie aussi clairement.

AVANTAGE CONCURRENTIEL
Voilà donc à quoi faisait référence Julian Assange dans son allocution au 20 heures de TF1, après la première salve de révélations. «Le chômage est particulièrement élevé mais il y a une raison à cela, avait lâché, cryptique, le fondateur de WikiLeaks. C’est que les Etats-Unis jouent un sale jeu.» Jusqu’où la NSA a-t-elle espionné les sociétés françaises ? Selon l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), une centaine d’entreprises hexagonales entrent dans les critères définis par la NSA, dont la quasi-totalité de celles cotées au CAC 40. La plupart sont classées «OIV» (opérateurs d’importance vitale), car leur activité est jugée stratégique pour la nation. Ces entreprises, dont la liste est classifiée, relèvent du secteur public comme privé, aussi bien dans le champ des transports que dans l’énergie, la gestion des eaux, la santé, ou encore les télécoms. D’après l’Anssi, les OIV sont la ­cible d’au moins une attaque d’envergure par semaine. Les Russes, les Chinois et les Israéliens étant également très agressifs sur ce secteur, l’origine de ces intrusions est souvent difficile à déterminer. Mais ces dernières années, l’empreinte américaine a plusieurs fois été formellement identifiée. L’an dernier, les documents révélés par Edward Snowden ont ainsi apporté la preuve que plusieurs entreprises européennes, dont Airbus, avaient été espionnées par la NSA avec l’aide du BND, les services de renseignement allemands. A l’époque, Paris était resté muet. Airbus, en revanche, vient de porter plainte contre X pour espionnage.
Sur les secteurs hautement stratégiques, cet espionnage peut aller du simple vol des plans d’étude au pillage des données technologiques confidentielles. Mais ce qui intéresse par-dessus tout la NSA, ce sont les renseignements sur des appels d’offres impliquant des entreprises américaines. Un avantage concurrentiel potentiellement désastreux pour les sociétés françaises. D’autant qu’une partie des informations recueillies pas les américains sont également partagées avec leurs plus proches alliés : la Grande-Bretagne, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Depuis la guerre froide, ces «Five Eyes» s’appuient notamment sur le programme «Echelon», un réseau d’interception planétaire mis en place sous l’égide des Etats-Unis et dont l’existence n’a été révélée qu’en 1998. Après l’effondrement du bloc soviétique, les antennes satellites qui ne servaient plus à espionner les Russes ont été mises au service des entreprises américaines. Depuis, tous les services de l’Etat sont mobilisés pour remporter la guerre économique. Une structure a même été spécialement créée pour épauler les entreprises américaines dans la conquête des principaux contrats internationaux : l’Advocacy Centre, chargé de faire le lien entre le secteur privé et les services de l’Etat. Cette stratégie offensive va prendre un caractère obsessionnel et industriel après les attentats du 11 Septembre. Dès 2002, date du premier document publié par WikiLeaks, l’administration américaine réalise que les moyens colossaux d’interception et de surveillance déployés dans la lutte contre le terrorisme sont démesurés par rapport à leurs cibles. Sous couvert d’antiterrorisme, la NSA devient alors le bras armé des Etats-Unis dans la guerre économique. Une guerre dans laquelle la France apparaît totalement démunie. «La force des Américains est de mettre tous leurs services dans la boucle, alors qu’en France, l’espionnage économique est tabou, décrypte Alain Juillet, ex-directeur du renseignement à la DGSE. Aujour­d’hui, nos services de renseignement se contentent de faire de la contre-ingérence. Sur l’offensif, on est à des années-lumière des Américains.» Une différence de doctrine qui semble évoluer. En France, la nouvelle loi sur le renseignement accorde en effet de nouvelles prérogatives aux services de renseignement, les agents étant désormais autorisés à agir pour la «promotion des intérêts économiques et industriels» de la nation. Jusqu’à espionner des entreprises américaines ?

La suite :

NSA : espionnage économique, le sale jeu américain

WikiLeaks - Chirac, Sarkozy et Hollande : trois présidents sur écoute

Les objectifs prioritaires de la NSA point par point
Publié par Libération et Wikileaks, un rapport de la NSA dévoile l'espionnage offensif de l'agence sur les intérêts économiques français depuis 2002.


 In english

TOP SECRET NSA economic espionage reports against France
Today, 29 June 2015, WikiLeaks continued "Espionnage Élysée", our ongoing publication of a collection of TOP SECRET documents from United States surveillance operations against France.
Today's publication comprises seven top secret documents detailing how the US has had a decade- long policy of economic espionage against France, including the interception of all French corporate contracts and negotiations valued at more than $200 million. The documents demonstrate that the US National Security Agency, far from being a rogue organisation, is carrying out an economic espionage policy created by the US Director of National Intelligence. The documents detail the intelligence process, from the tasking of the NSA with collection of desired economic information to the production of developed intelligence reports, which are sent to "Supported Elements" of the US government, including the US Department of Commerce, the US Trade Represenative, the US Treasury and the Central Intelligence Agency.
Central within the cache of documents are two long-term spying orders ("collection requirements") which define the kinds of intelligence the NSA is tasked with collecting in its surveillance operations against France. The documents make clear that the NSA has been tasked with obtaining intelligence on all aspects of the French economy, from government policy, diplomacy, banking and participation in international bodies to infrastructural development, business practices and trade activities. The documents establish that the US economic intelligence operations against France have run for more than a decade and started as early as 2002. Some of the documents are authorised for sharing with the "Five Eyes" partners – the group of Anglophone countries in close intelligence co-operation with the United States: Canada, New Zealand, Australia and France's fellow member state of the European Union, the United Kingdom, strongly suggesting that the United Kingdom has also benefited from the United States' economic espionage activities against France.
The cache also includes five TOP SECRET intelligence summaries from US spying on the conversations and communications of French officials. The documents show US spying on the French Finance Minister, a French Senator, officials within the Treasury and Economic Policy Directorate, the French ambassador to the United States, and officials with direct responsibility for EU trade policy. The intercepts reveal internal French deliberation and policy on the World Trade Organization, the Trans-Pacific Partnership Agreement, the G7 and the G20, the 2013 French budget, the decline of the automotive industry in France, and the involvement of French companies in the Oil for Food programme in Iraq during the 1990s.
WikiLeaks founder Julian Assange said: "The United States has been conducting economic espionage against France for more than a decade. Not only has it spied on the French Finance Minister, it has ordered the interception of every French company contract or negotiation valued at more than $200 million. That covers not only all of France's major companies, from BNP Paribas, AXA and Credit Agricole to Peugeot and Renault, Total and Orange, but it also affects the major French farming associations. $200 million is roughly 3,000 French jobs. Hundreds of such contracts are signed every year. The United States not only uses the results of this spying itself, but swaps these intercepts with the United Kingdom. Do French citizens deserve to know that their country is being taken to the cleaners by the spies of supposedly allied countries? Mais oui!"
For French-language interviews/comment regarding Espionnage Élysée please contact WikiLeaks' Paris-based legal advisor, Juan Branco: Tel. +33 671 19 21 47



Today, 23 June 2015, WikiLeaks began publishing "Espionnage Élysée", a collection of TOP SECRET intelligence reports and technical documents from the US National Security Agency (NSA) concerning targeting and signals intelligence intercepts of the communications of high-level officials from successive French governments over the last ten years.
The top secret documents derive from directly targeted NSA surveillance of the communications of French Presidents Francois Hollande (2012–present)Nicolas Sarkozy (2007–2012), and Jacques Chirac (1995–2007), as well as French cabinet ministers and the French Ambassador to the United States. The documents also contain the "selectors" from the target list, detailing the cell phone numbers of numerous officials in the Elysee up to and including the direct cell phone of the President.
Prominent within the top secret cache of documents are intelligence summaries of conversations between French government officials concerning some of the most pressing issues facing France and the international community, including the global financial crisis, the Greek debt crisisthe leadership and future of the European Union, therelationship between the Hollande administration and the German government of Angela MerkelFrench efforts to determine the make-up of the executive staff of the United Nations, French involvement in the conflict in Palestine and a dispute between the French and US governments over US spying on France.
A founding member state of the European Union and one of the five permanent members of the UN Security Council, France is formally a close ally of the United States, and plays a key role in a number of US-associated international institutions, including the Group of 7 (G7), the North Atlantic Treaty Organization (NATO) and the World Trade Organization (WTO).
The revelation of the extent of US spying against French leaders and diplomats echoes a previous disclosure in the German press concerning US spying on the communications of German Chancellor Angela Merkel and other German officials. That disclosure provoked a political scandal in Germany, eventuating in an official inquiry into German intelligence co-operation with the United States, which is still ongoing.
While the German disclosures focused on the isolated fact that senior officials were targeted by US intelligence, WikiLeaks' publication today provides much greater insight into US spying on its allies, including the actual content of intelligence products deriving from the intercepts, showing how the US spies on the phone calls of French leaders and ministers for political, economic and diplomatic intelligence.
WikiLeaks founder Julian Assange said: "The French people have a right to know that their elected government is subject to hostile surveillance from a supposed ally. We are proud of our work with leading French publishers Liberation and Mediapart to bring this story to light. French readers can expect more timely and important revelations in the near future."

30/06 - PASQUA, LE PARRAIN, A TIRÉ SA RÉVÉRENCE. 

Un pion disparaît de l'échiquier. Il aurait eu tant de choses à nous révéler !
Qu’est ce qu’il ne faut pas entendre !!! :

Décès de Charles Pasqua: Pour Nicolas Sarkozy «la France perd l’un de ses plus grands serviteurs»

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant.
Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano.

Cet ancien article, tiré du site de Thierry Meyssan où l’on retrouve Pasqua aux côté de tonton Sarkozy :

20/02/2015 - OPÉRATION SARKOZY. 

COMMENT LA CIA A PLACÉ UN DE SES AGENTS À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ?
Et le pire, c'est qu'il ose se représenter. 
Nous ne faisons pas encore assez bien notre travail d'information.

Sarko - le vrai CV :
Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République « française ». Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Tonton Pasqua et l’arriviste.
Ce pourrait être une fable de La Fontaine.
Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet «hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.
C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Gala : Pinocchio et la poupée.
Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille :
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le «parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son «ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

"votez pour moi pauv'cons!"
En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétiquedécident de susciter un coup d’État militaire en France. 
Pauvre France nous somme mal placés au centre de toutes ces querelles !
L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au généralDe Gaulle sans avoir besoin de recourir la force.

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. 


Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.
Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

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  • Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. 
  • Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri («l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste. 
  • Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. 
Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, 
il remet en cause le leadership anglo-saxon. 
  • Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; 
  • Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; 
  • il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; 
  • Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; 
  • Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; 
  • Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ;
  • Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; 
  • etc.

Les discours de De Gaulle sont un vrai régal. Regardez-les et vous ne vous laisserez plus endormir par nos politichiens. Il avait la protection divine.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. 
Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. 
Avant il avait vendu la France aux banksters! Loi 1973. La France ne peut plus emprunter à la Banque de France sans intérêt et doit se tourner vers les banques privées, ce qui nous amène à l'escroquerie de la dette.

Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer «la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy :
Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète «l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse «French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. 

S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Timecite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient «l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un «suicide ». Comme quoi, la pratique n'est pas nouvelle (l’associé de DSK vient de se "suicider". Il aurait eu des révélations à faire?

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il «bénéficie » des programmes de formation du département d’État.
On nous les dé-forme avant de nous les renvoyer bien conditionnés.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le «y » par un «i » : Sarkozi.
L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Jacques Martin et Cecilia. - Sarko et sa femme.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. 
Un tombeur ce mec! mais, l’intérêt n'est jamais bien loin!
Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide (?) en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son «ami de trente ans », Edouard Balladur. 
Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. 
Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.
C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert :
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).
Pas vraiment près du peuple, Sarko. C'est pas DE Gaule!

Dernier acte. 
Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. 

Ils agissent en trois temps : 
d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.
Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la «cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain JuppéPour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations

Claude Érignac
Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux. 
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait. 



Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Dominique de Villepin et Poutine récemment.
Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison. 

En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur. 

Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. 
Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste «lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA). Ce n’est pas la première fois que les «lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn.

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants «lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.

L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice.

Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée :
Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de «l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti «gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
  • Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua. 
  • François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild. 
  • Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush
  • Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe.

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.
Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinskien Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.


Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-UnisLes bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA. 

Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés. Je ne partage pas cet avis; Kouchner est loin d'être blanc : (trafic d'organes)

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français DassaultCes personnes ne travaillent pas pour la France,mais pour leur pouvoir personnel, il faut que l'on arrête de se mentir.

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.
La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé «d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden). Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et "gère" les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguélapréconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles «people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?
Maintenant.
Thierry Meyssan

Voir ses commentaires, vidéos sur la "guerre" en Syrie.


Plus de détail pour les journalistes :
30/06 - GRÈCE: DÉFENSE DE LA DÉMOCRATIE.

Non à un nouvel emprunt et de nouvelles dettes.
La Grèce ira bien sans le boulet de l'Euro.

JACQUES SAPIR, enfin un homme qui connait vraiment les "problèmes" de la Grèce et ose en parler franchement. Il connait également bien la Russie qui est en affaire avec la Grèce en ce moment où tout va basculer.





Vidéo - Jacques Sapir face à Ruth Elkrief.
Il dément ses aprioris de journaliste aux ordres qui répète tout ce qui lui est soufflé si une journaliste veut faire carrière.  Comme beaucoup de français à qui cela a été dit et redit, elle pense que les grecs sont des gueux qui ne veulent pas
Jacques Sapir, économiste et directeur d'études à l'EHESS, a répondu aux questions de Ruth Elkrief, ce lundi 29 juin 2015, sur la décision d'Alexis Tsipras de recourir à un référendum pour une éventuelle sortie de la Grèce de l’Eurozone.



Jacques Sapir, économiste, directeur d’Études EHESS
La décision d’exclure la Grèce d’une réunion qualifiée après coup d’informelle de l’Eurogroupe le samedi 27 juin représente l’équivalent d’un coup de force de la part du Président de l’Eurogroupe, M. Jeroen Dijsselbloem. Il s’agit d’un acte inouï qui viole tant l’esprit que la lettre des traités de l’Union européenne. L’absence de réaction des autres participants est tout aussi grave. Ce jour fut un jour très noir pour la démocratie. Ce dimanche 28 juin les pressions sur la Grèce ont reprises. Les jours qui viennent pourraient, eux aussi, s’avérer des jours sombres pour la démocratie en Europe comme en Grèce. Il faut en mesurer la portée et les conséquences.

Yanis Varoufakis et Alexi Tsipras

Les faits
La réalité des faits est que M. Dijsselbloem a demandé, lors de la réunion de samedi 27, au Ministre grec des finances, M. Yanis Varoufakis de sortir de la salle. L’Eurogroupe a publié un communiqué sans l’accord du Ministre grec, que l’on trouvera ici.

Communiqué de l’Eurogroupe, publié au Journal Officiel de l’UE :
 

Ce communiqué porte en note que le texte représente l’avis de tous les membres sauf la partie grecque. La position de la partie grecque n’est nullement évoquée comme cela se pratique (ce que l’on appelle une «position minoritaire»). On doit ici faire plusieurs remarques :
-         Si la réunion était, comme l’a dit M. Dijsselbloem une réunion «informelle», pourquoi a-t-elle fait l’objet d’un communiqué ?
-         Si cette réunion n’était pas informelle, de quel droit le Ministre grec en a-t-il été exclu, et de quel droit sa position n’est pas mentionnée dans le communiqué ?
-         L’Eurogroupe est un «groupe informelle» dans le cadre des institutions de l’Union européenne. Mais, il agit par délégation du Conseil européen, dont il reprend une partie des attributions. De ce point de vue, il est tenu par les règles, tant explicites que tacites qui sont celles du Conseil.

La décision de M. Dijsselbloem constitue donc un abus de pouvoir caractérisé, un acte qui pourrait être jugé comme illégal, que ce soit devant la Cour Européenne de Justice ou devant la Cour Internationale de La Haye. Il est donc inouï que M. Dijsselbloem ait pris cette décision. Mais, il est tout aussi inouï que les autres Ministres présents n’aient pas réagis. De ce point de vue, la position de Michel Sapin, Ministre français des finances est parfaitement incompréhensible. Il ne peut à la fois prétendre que «la Grèce fait toujours partie de l’Union Economique et Monétaire» et assister, comme il le fit ce samedi 27 juin, à une réunion dont le Ministre grec était exclu. Il y a là une contradiction irrémédiable. Rappelons que, au cas où la décision de M. Dijsselbloem serait condamnée en justice, tous les Ministres qui ont assisté à cette réunion pourraient être poursuivis pour complicité dans un abus de pouvoir.

La position de Yanis Varoufakis.
Sur son blog, le Ministre des finances grec donne très clairement les raisons pour lesquelles il n’a pas accepté les propositions de l’Eurogroupe ainsi que les raisons qui le conduisent à penser que ces propositions constituaient en réalité un ultimatum. Le texte de sa déclaration, qui n’a pas été contestée par les autres membres de l’Eurogroupe et que l’on peut considérer comme authentique, montre que l’on a été en présence d’un raisonnement économique parfaitement articulé. Les arguments avancés par M. Varoufakis sont des plus sérieux, et il a reçu le soutien de plusieurs économistes de réputation internationale (comme Paul Krugman ou Joseph Stiglitz).
Il est toujours possible de contester des éléments de la logique de Varoufakis. Mais il faut alors se situer au même niveau que lui. Force est de constater que ce n’est pas le cas avec les soi-disant «propositions» formulées par l’Eurogroupe. En réalité, ce dernier n’a nullement abordé la question du développement économique de la Grèce, mais uniquement par quels moyens et quelles procédures continuer d’extorquer de ce pays des paiements qu’il ne peut fournir. L’Eurogroupe a bien poursuivi une logique politique et non une logique économique. Dès lors, la rupture entre la Grèce et l’Eurogroupe prend une toute autre dimension qu’un conflit entre un débiteur et ses créanciers. Ce qui était en cause est la souveraineté du peuple grec. La rupture ne s’est donc pas faite sur des questions économiques mais sur le constat que l’Union européenne applique désormais l’équivalent de la «doctrine Brejnev» de souveraineté limitée, qui avait été exprimée lors de l’intervention des pays du «Pacte de Varsovie» en Tchécoslovaquie en août 1968.

Il est un comble qu’alors que l’Union européenne se drape dans une «défense de la démocratie» par exemple en Ukraine (en oubliant opportunément le rôle des milices fascistes qui aident le gouvernement de Kiev) elle piétine de la manière la plus froide et la plus claire cette dite démocratie en ce qui concerne la Grèce. Cette leçon devra être retenue. Le 27 juin 2015 pourrait bien être dans l’esprit de beaucoup l’équivalent pour l’Union européenne de l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie, qui aida beaucoup à décrédibiliser le régime soviétique et précipita sa chute 20 ans après.

Le rôle de la BCE
Dans ce contexte, la décision de la Banque Centrale Européenne de maintenir au même niveau l’aide à la liquidité qu’elle fournissait à la Grèce (ce que l’on appelle l’ELA) a été le déclencheur des événements de dimanche 29 juin au soir. Confrontées à des sorties importantes de capitaux depuis le mois de janvier dernier, les banques grecques sont en effet vitalement dépendantes du programme d’aide de la BCE. Les sorties se sont accélérées depuis ces derniers jours. L’annonce du maintien de l’ELA mais à son même niveau équivalait à menacer les banques d’une pénurie de liquidité à court terme.


Le gouvernement grec a donc été contraint contre sa volonté de mettre en place un contrôle des capitaux et de mettre les banques en sommeil pour une semaine. C’est une décision extrêmement grave, et elle pourrait rendre la tenue du référendum sans effet si elle aboutissait, de fait, à acter le défaut et une expulsion hors de la zone Euro de la Grèce. Il semble que le gouvernement grec se soit résigné à cette logique, en dépit des déclarations qu’il a faites tant samedi que dimanche.
Mais, c’est aussi une décision qui révèle la violence du chantage exercé sur la Grèce par les pays créanciers. Il conviendra de s’en souvenir le moment voulu.
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En 2012, l'Allemagne demandait officiellement à la Grèce de détruire le Parthénon, trop cher à l'entretien
Berlin exige la démolition du Parthénon. Le coût de l'entretien du site serait trop élevé et menacerait l'équilibre des finances publiques grecques. Non entretenu, le temple menacerait de s'effondrer et pourrait blesser des touristes visitant le site. Le consulat allemand à Athènes rappelle que des milliers de touristes allemands visitent le site chaque année.
Seule capitale en Europe à protester, Rome a condamné les déclarations du gouvernement allemand. Paris se tait, à l'instar des autres capitales européennes.
Le gouvernement allemand a répondu qu'il était prêt à envisager la déconstruction du Parthénon et son transfert puis remontage dans un musée allemand. Le monument, chef d'œuvre de l'humanité, serait ainsi mieux préservé que s'il restait sur le sol grec.
La baisse des dépenses publiques a entraîné des coupes très importantes dans tous les services publics. En janvier, le célèbre cinéaste grec Theo Angelopoulos serait décédé en raison du mauvais fonctionnement des services ambulanciers dont les véhicules n'ont pas fonctionné, laissant l'artiste sans soin pendant près d'une heure. Les écoles manquent de tout.

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Blog de Jacques Sapir sur la Russie et l'Europe

La minute de Jacques Sapir : Dette grecque et effet de contamination, des enjeux "philosophiques" - 23/06
Le 23 juin, la possibilité d'un effet "boule de neige" après le défaut grec a été le thème abordé par Jacques Sapir dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer sur BFM Business.
http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/replay/jacques-sapir/

Dette grecque et effet de contamination, des enjeux "philosophiques" 

Mélenchon à Hollande sur la Grèce: "Tu ne peux pas laisser faire ça"
Le député européen très critique à l'égard de l'attitude européenne sur le dossier sensible de la dette grecque, s'est adressé directement à François Hollande. "Je dis à François Hollande: 'Tu ne peux pas laisser faire ça, car ça se fait contre la France et demain ça se retournera contre nous'". "Si madame Merkel veut diriger la Grèce, elle n'a qu'à aller se présenter aux élections en Grèce", a-t-il martelé. La Grèce, qui risque de ne pas pouvoir rembourser 1,5 milliard d'euros au FMI le 30 juin et qui a décidé d'organiser un référendum sur les propositions de ses créanciers, provoquant une rupture des négociations.
http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/mlenchon--hollande-sur-la-grce-tu-ne-peux-pas-laisser-faire-a-571355.html

Jacques Sapir vs Robin Rivaton: Le face à face de Ruth Elkrief - 13/02
Le face à face a opposé Jacques Sapir, économiste, spécialiste de la Russie et des questions monétaires, et Robin Rivaton, économiste, auteur de "La France est prête" (Éd. Les Belles Lettres). Ils se sont penchés sur le dossier de la dette grecque, qui était au coeur du sommet européen.
http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/jacques-sapir-vs-robin-rivaton-le-face-a-face-de-ruth-elkrief-1302-445359.html

Quel avenir pour la Grèce en zone euro ? - 10/02

La minute de Jacques Sapir : L'implosion des systèmes politiques en Espagne et en Italie - 02/06
Le 2 juin, les mutations politiques de l'Italie et de l'Espagne ont été le thème abordé par Jacques Sapir dans Intégrale Placements, avec Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer, sur BFM Business.