mercredi 29 octobre 2014

29/10 - LE PDG DE TOTAL ASSASSINÉ Suite.
 Il souhaitait mettre fin au paiement du pétrole en dollars*
Et venait de signer un contrat avec la Russie
28 Octobre 2014
J'adore ce mec! Faites suivre ceci sur facebook 
en hommage à un homme intelligent et courageux. 
De plus il aimait les autodidactes.
Mais, lui non plus ne devais pas savoir qui nous dirigeait vraiment 
et ce dont ils sont capables.


Le PDG de Total Christophe de Margeriedécédé dans le crash de son jet privé à Moscou dans la soirée du lundi 20 octobre, était un des plus grands défenseurs des relations franco-russes et souhaitait mettre fin au paiement du pétrole en dollars. Voici une sélection de ses déclarations. (Intro sur Les chroniques de Rorschach)



Interview du 5 mai 2014 pour Le Nouvel observateur
Note : par ces mots, De Margerie expliquait que selon lui, la Crimée qui retourne à la Russie est l’équivalent de l’Alsace-Lorraine qui revient à la France en novembre 1918. C’est une chose logique.
Sur la sortie de la Russie du G8 :
Exclure la Russie du G8, c'est offrir 20 % de voix en plus à Poutine.

Interview du 5 mai 2014 pour Le Nouvel Observateur.
Sur la livraison des Mistrals :
Bloquer la livraison des navires de guerre Mistral ? Le patron du Kremlin s'en contrefiche, c'est la France qui sera dans la mouise.

Interview du 5 mai 2014 pour Le Nouvel Observateur
Sur la volonté de l'UE de réduire sa dépendance gazière vis-à-vis de la Russie:
Allons-nous construire un nouveau mur de Berlin ? […] La Russie est un partenaire et nous ne devrions pas perdre notre temps à nous protéger d'un voisin. Notre but est de ne pas être trop dépendant d'un pays – peu importe lequel. Sauf de la Russie, qui nous a sauvés à plusieurs reprises.

Interview du 8 juillet 2014 pour l'agence Reuters
Sur les liens entre économie et politique :
Total n'est ni un outil politique, ni une ONG. La mission de Total n'est pas de restaurer la démocratie dans le monde. Ce n'est pas notre métier.

Interview du 11 septembre 2009 pour le quotidien Le Parisien
Total ne fait pas de politique. Et tant que ce n'est pas interdit, c'est permis. (…) Si on ne fait pas de politique, je suis convaincu qu'au-delà des considérations économiques, une entreprise comme Total peut avoir un rôle à jouer : en faisant partager aux politiques français son expérience en Russie et en montrant aux Russes que la poursuite d'une relation est possible […] Nous ne sommes pas une diplomatie parallèle, mais j'estime important de ne pas couper les ponts et d'expliquer, pour que chacun s'efforce de comprendre l'autre. Il faut croire que les choses peuvent changer, s'améliorer.

Interview du 16 mai 2014 pour le quotidien français La Tribune
Sur l'image de la Russie à l'étranger :
Nous ne devons pas nous laisser persuader que la Russie est un ennemi, d'autant que notre approvisionnement en énergie dépend en grande partie de ce voisin […] On ne doit pas tomber dans la caricature des gentils Ukrainiens pro-occidentaux et des méchants pro-Russes.

Entretien du 4 septembre pour le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung : 
Sur les sanctions
Les sanctions ? Elles ne servent à rien et ne feront que pousser les Russes et les Chinois à mieux coopérer, sur le dos de l'Europe. La vérité, c'est que l'Ukraine va très mal économiquement et que l'Europe n'a rien fait pour l'aider.

Interview du 5 mai 2014 pour Le Nouvel Observateur
Je ne plaide pas pour la Russie mais pour plus de compréhension. Les sanctions sont une voie sans issue ; l'interdépendance économique, en revanche, exige un dialogue constructif.

Entretien du 4 septembre au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung
Les Russes sont nos amis, nos partenaires ; je ne comprends pas vraiment à quoi on joue en prenant la direction d'un embargo au lieu de parler de conciliation.

Rencontre du 3 septembre à Paris avec le représentant de la Douma, Sergueï Narychkine.
Nous sommes contre les sanctions parce que nous pensons que l'entreprise est une force positive, un canal de dialogue et un chemin vers la compréhension mutuelle. L'entreprise a besoin d'être protégée et encouragée, surtout dans les moments difficiles. Aujourd'hui, c'est l'inverse qui se produit : l'entreprise est prise en otage par les politiciens. Par conséquent, nous devons agir.

Dernière allocution, lundi 20 octobre à Moscou, à l'occasion d'une réunion avec le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, sur les investissements étrangers en Russie

Sur les projets de Total en Russie :
La Russie est un pays important dans la stratégie de Total, qui ambitionne d'en faire sa principale zone de production d'hydrocarbures à l'horizon 2020 […] Certes, nous ne voulons pas accroître notre exposition aux risques en Russie tant que la situation n'est pas normalisée, mais je ne serais toutefois pas un bon dirigeant si je revenais maintenant sur tout ce que nous avons édifié dans ce pays.
Il se permettait d'être autonome, de ne pas se mettre aux ordres....De ne pas avoir peur. Il a eu raison.

Entretien du 4 septembre pour le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung
Sur le paiement du pétrole en dollars :
Le prix du baril de pétrole est coté en dollars. Une raffinerie peut prendre ce prix, et en utilisant le taux de change euro-dollar sur un jour donné, se mettre d'accord pour effectuer le paiement en euros.
Il n'y a aucune raison de payer le pétrole en dollars. 

Pas mal de pays ont été très gravement punis pour ça !

Entretien du 5 Juillet 2014 pour Reuters.
Note de la rédaction de Croah :
Par son refus de s’acharner sur la Russie comme les autres, et surtout, pour avoir évoqué l’idée de remplacer le dollar sacré par l’euro dans les transactions concernant le pétrole, De Margerie a-t-il tout simplement été éliminé ?


La thèse du simple accident a de plus en plus de mal à tenir la route.



(...) Il est reproché à Roman Dounaev, responsable des vols de l'aéroport de Vnoukovo, Alexandre Krouglov, aiguilleur instructeur, Svetlana Krivsoun, aiguilleur stagiaire, et Vladimir Ledenev, ingénieur en chef, d'avoir mal coordonné leurs actes, mal exécuté les instructions, ce qui a conduit à l'apparition d'un engin non autorisé sur la piste où décollait l'avion.

(...)
Enfin, une première vague de démissions a eu lieu le 23 octobre : elle concerne le directeur général de la société Aéroport international de Vnoukovo, Andreï Diakov, son adjoint, Sergueï Solntsev, et trois autres responsables.
«Les États-Unis soutiennent le terrorisme en finançant les takfiristes»
Le président russe, Vladimir Poutine, affirme que les États-Unis soutiennent le terrorisme en finançant des groupes terroristes et en créant la division au lieu de fortifier l’unité des nations de par le monde.

Le président russe a fait ces déclarations ce vendredi, au cours d’un discours en session plénière lors de la 11e réunion du Valdai International Discussion Club dans la localité de Sochi, près de la mer Noire, en Russie.
En Syrie, comme par le passé, les États-Unis et leurs alliés ont commencé par fournir aux militants des financements directs et des armes pour inciter des mercenaires provenant de tous pays à les rejoindre [...] C’est ainsi que les groupes terroristes takfiristes de l’EIIL sont devenus de facto une armée.

Poutine n'est pas trop renseigné là dessus :
EIIL, ISIS, AL-QAIDA, LE MOSSAD - Même chose :  LA CABALE DE LA CIA!

Vladimir Poutine
«Les terroristes takfiristes sont extrêmement efficaces dans leurs actions d’un point de vue militaire, ce sont de vrais professionnels», a-t-il déclaré.
Poutine a également affirmé qu’une autre raison de la puissance croissante de l’EIIL est l’action de la soi-disant coalition anti-EIIL, dirigée par les États-Unis, qui crée la division parmi les puissances régionales.
Le président russe a par ailleurs ajouté qu’une telle «dictature unilatérale» n’aide en rien la lutte contre l’EIIL ; au contraire, elle crée «davantage de chaos» dans les États stables. 
Ceux qui soutiennent le terrorisme devraient réfléchir à leurs actions, a déclaré Poutine, assurant que les mêmes terroristes qu’ils soutiennent aujourd’hui «reviendront un jour semer la mort dans leurs pays».


poutineEIIL

Poutine lors de son discours au Valdai International Discussion Club, à Sochi :
Les terroristes takfiris de l’EIIL contrôlent actuellement de vastes portions de territoire en Syrie et en Irak.
Depuis le 23 septembre, les États-Unis et leurs alliés mènent des frappes aériennes contre l’EIIL en Syrie sans l’autorisation de Damas ni l’accord des Nations-Unies.
Washington mène également des raids aériens similaires contre des positions de l’EIIL en Irak depuis le mois d’août, mais ces raids n’ont visiblement pas réussi à déloger l’EIIL.
Des analystes ont remis en question la sincérité de Washington dans son combat contre le terrorisme, étant donné que les États-Unis et leurs alliés soi-disant anti-EIIL sont les plus fervents soutiens des terroristes takfiris dans leur tentative de renverser le gouvernement syrien depuis mars 2011.

Traduit d’après l’article de Press TV par Fabio Coelho 

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La Russie classifie comme assasinat par la CIA la mort PDG de Total :
Ce qui est inquiétant est que le FSB affirme en outre qu’ils ont découvert «des contradictions inexplicables»entre les informations récupérées à partir des boites noires de l’avion et les informations de la tour de contrôle publiées qui ont montré que cet avion a été ”subrepticement dirigé“dans la trajectoire du chasse-neige qui roulait sur une autre piste, dont il a été rapporté que le conducteur était sobre et l’avocat a déclaré que son client «souffre d’une maladie cardiaque aiguë; il ne boit pas du tout et il y a des amis et les parents qui peuvent témoigner de cela.»

Concernant les ” actions et les motivations “des«acteurs étatiques [euphémisme du FSB pour désigner la Central Intelligence Agency ( CIA )] en cherchant à assassiner Christophe de Margerie, ce bulletin dit, que s’était dû à la réunion qu’il venait de conclure avec le Premier ministre Dmitri Medvedev , dans lequel Total et son partenaire, le plus grand producteur de pétrole et de gaz indépendant de Russie Novatek , commenceraient la vente de pétrole et de gaz naturel liquide (GNL) en euros ou en roubles, et non en Dollars US (aka: pétrodollars).

Le FSB note que Total et Novatek ont ensemble un projet de 21000000000 € (27 milliards de dollars) pour développer un projet de GNL Yamal dans l’Arctique russe, qui devrait commencer à produire en 2017. Les réserves du champ sont estimées à environ l’équivalent de 800 millions de barils de pétrole, à partir de laquelle les deux sociétés pourraient un jour produire autour de 15 millions de tonnes par an de GNL (gaz naturel liquide).

Le PDG de Total Christophe de Margerie a encore plus enragé le régime d’Obama, le FSB dit, quand en juin dernier, tout en répondant à des questions sur les appels lancés par les responsables politiques français pour trouver des moyens au niveau de l’UE pour soutenir l’utilisation de l’euro dans le commerce international après une amende-record envers BNP Paribas SA, la plus grande banque de France, a déclaré: ” Il n’y a aucune raison de payer le pétrole en dollars . “(…)
L’addendum historique du FBS note à leur bulletin que le système des pétrodollars a été mis en place après que le président Richard Nixon a bouleversé l’économie mondiale le 15 août 1971, quand il a officiellement mis fin à la convertibilité internationale de l’US Dollars en or, portant ainsi la fin officielle de l’arrangement de Bretton Woods qui a stabilisé l’économie mondiale à la suite de la Seconde Guerre mondiale.

Deux ans plus tard, dans un effort pour maintenir la demande mondiale de dollars américains, un autre système a été créé appelé le système des pétrodollars et en 1973, un accord a été conclu entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis dans lequel chaque baril de pétrole acheté par les Saoudiens serait libellée en dollars américains.
En vertu de cette nouvelle entente, tout pays qui cherche à acheter du pétrole à l’Arabie Saoudite doit nécessairement échanger d’abord leur propre monnaie nationale pour les dollars américains. (…)

En 1975, tous les pays de l’OPEP avaient accepté le paiement de leurs propres approvisionnements en pétrole exclusivement en dollars américains en échange d’armes et de la protection militaire.
Ce système des pétrodollars, ou plus simplement connu comme  ” oif for dollars “, créé une demande artificielle immédiate de l’US Dollars dans le monde entier.
Comme la demande mondiale de pétrole a augmenté, elle a donc fait augmenter la demande de dollars des États-Unis, un plan qui permet à l’Amérique de rester à flot en dépit d’avoir une dette de près de 18.000 milliards de dollars.

L’existence de pétrodollars, selon les notes du FSB, est l’un des piliers de la puissance économique des USA , car elle crée une demande externe importante pour la devise américaine, ce qui permet aux Etats-Unis d’accumuler des dettes énormes sans défaut.
Avec la Russie maintenant diabolisé et sanctionné par le régime Obama, en raison de sa politique de retrait du dollar américain pour l’achat de pétrole et de gaz, ce bulletin du FSB conclut, la France a rejoint avec l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Iran dans la souffrance, la colère de l’audace pour aller à l’encontre du pétrodollar


Voilà ce qui dit Paul Craig Roberts, un économiste et journaliste américain:

"Vladimir Poutine est le leader de la morale mondiale".
Roberts partage ses idées. "Il tient des propos d'un leader politique humanitaire, dont je n’ai pas vu de toute ma vie l'équivalent dans le monde. Personne ne peut lire les remarques de Poutine sans conclure que Poutine est le leader du monde. Poutine est à l'aise avec le peuple russe et se mêle à eux au risque de sa vie."



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