mercredi 29 octobre 2014

29/10 - ASSASSINAT DE L'ASSOCIÉ DE DSK. 
 - DSK reçu comme un chef d'état 
partout dans le monde. 
 Il conseille Poutine (vu comme le diable).
Et nous on doit faire avec les nazes.

Thierry Leyne, l'associé de Dominique Straus-Khan au sein de LSK a été retrouvé défenestré à Tel-Aviv quelques jours après la mort suspecte du PDG de Total, Christophe de Margerie, qui lui aussi s'était vu reprocher d'ignorer les diktats de Washington concernant les "sanctions" qui visent a étouffer l'économie Russe.
L'associé de DSK assassiné pour avoir ignoré les sanctions contre la Russie ?

L'homme d'affaires franco-israélien Thierry Leyne s'est suicidé (où il est a été suicidé comme tant d'autres!) jeudi soir à Tel Aviv. Le devenir des sociétés au sein desquelles il était associé à Dominique Strauss-Kahn, dont des entreprises suisses, n'est pas encore connu. Il se serait suicidé en se jetant du haut d'un des plus hauts immeubles de la grande ville israélienne où il possédait une résidence. Les raisons de son geste n'ont pas été dévoilées par les proches qui ont évoqué son suicide. Encore un !!!

Depuis un an, il était associé à l'ancien ministre français au sein du groupe qu'il avait fondé. Banquier privé et ingénieur, ce touche-à-tout avait fondé Assya Capital, une société de services financiers, en 1994, implantée à Tel Aviv, Monaco, Luxembourg et en Roumanie. Ceci après avoir déjà créé en 1988 une des premières sociétés de gestion françaises agréé par la Commission des opérations boursières (COB, le gendarme des marchés français). Deux ans après Assya Capital, il fonde Axfin (société d'investissements et de transactions financières en ligne), qui vit son IPO en 1999 et est ensuite rachetée successivement par le courtier allemand Consors puis par BNP Paribas.

Associé à DSK depuis octobre 2013
En 2010, il opère la fusion d'Assya Capital avec Global Equities Capital Markets, afin d'augmenter notamment ses activités en direction des clients d'Europe de l'Est, avec un panel d'activités dans le domaine des services financiers, de la gestion de fortune, de la banque privée et du conseil en investissements.

En octobre 2013, il s'associe avec Dominique Strauss-Kahn et la société change de nom pour devenir LSK & Partners (Leyne Strauss-Kahn & Partners). En avril dernier, un fonds d'investissements baptisé DSK Global Investment avait vu le jour, lui aussi fruit de la collaboration entre l'ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) et Thierry Leyne. Ce dernier avait alors déclaré que le projet visait une taille de deux milliards de dollars et était donc «un projet très ambitieux».
Pour lui, «beaucoup de gens sont demandeurs de l'analyse économique de DSK». Un associé qu'il estime «capable de stratégie de long terme en identifiant de grandes tendances mais aussi de pouvoir réagir en temps réel aux événements qui peuvent survenir».

Des activités en Suisse dans l'assurance (comme Sarko & co)
Dans un portrait publié par nos confrères français du Figaro en mai, l'auteur indiquait que «DSK» et Thierry Leyne n’étaient pas des amis de longue date. Présentés par des amis communs quelques semaines après la fin de la saga judiciaire newyorkaise qui avait touché l’ancien patron du FMI.

Avant de s'associer, les deux hommes avaient commencé par des formations: «je lui ai demandé d’animer des conférences pour les managers de mon groupe», confie Thierry Leyne dans l'article du journal français. C'est ensuite que des affaires les avaient réunis, avec, comme le souligne Le Figaro, un premier contrat commun lors del’inauguration de la banque privée soudanaise à Djouba, en mai 2013, au Sud-Soudan.

En Suisse, LSK & Partners était présente dans plusieurs domaines avec une implantation à Genève et l'une des principales activités était l'assurance caution pour les logements et les locaux commerciaux, via FirstCaution, au capital de 9 millions de francs. Contactés par Bilan, les responsables de FirstCaution n'ont pas souhaité réagir dans l'immédiat et ont annoncé la publication d'un communiqué dans la journée.

Rien n'a pour le moment filtré sur le devenir des sociétés dans lesquelles Thierry Leyne et DSK étaient associés. De nouvelles informations devraient être données dans les jours à venir.


lsk-partners, la société :

Ici une vidéo. Ce mec n’a pas le profil d’un homme à se suicider !

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"D.S.K., la botte secrète de Vladimir Poutine"
Par Jacques MONIN France Inter

L’enquête de la rédaction se penche aujourd’hui sur le cas de Dominique Strauss Kahn. Non pas pour évoquer les affaires, dont celle du Carlton qui n’est toujours pas soldée, mais pour voir notamment comment le Kremlin compte aujourd’hui sur lui pour l’aider à réformer son économie.
Pour comprendre comment on en arrive là, il faut reprendre les choses dans l’ordre…

En 2011, D.S.K. subit l’onde de choc de l’affaire du Sofitel, il sait que son avenir politique est bouché et qu’il a perdu beaucoup d’argent. Il va donc rebondir en participant d’abord à des conférences.
On l’invite en Chine, en Ukraine, en Grande Bretagne, en Corée du sud… Excepté Cambridge, où sa venue provoque une petite manifestation, il réalise vite qu’en Afrique, en Europe de l’Est et en Asie, son image d’ex-patron du FMI est intacte. C’est donc vers cette partie du globe qu’il se tourne, comme l’explique Christopher Dembik, économiste à Saxo Bank à Paris.

Deuxième acte de cette résurrection : D.S.K. créé sa propre société baptisée "Parnasse", avec sa fille, Vanessa… Puis il s’associe avec un homme d’affaires franco israélien Thierry Leyne.
L’homme n’est pas le plus en vue dans le monde de la finance, mais il dispose d’une banque d’affaires qui a pignon sur rue à Luxembourg, à Bruxelles, à Genève, à Monaco, à Casablanca et j’en passe… 

Les deux hommes passent donc un marché : D.S.K.  prend la présidence du groupe rebaptisé LSK pour "Leyne et Strauss Kahn". Il apporte son expertise et son carnet d’adresses tandis que Thierry Leyne vend l’image de DSK dans les pays émergents où il souhaite renforcer son implantation.

Alors ensemble, les deux hommes vont s’atteler à une première mission : créer la toute première banque d’investissement du Soudan du Sud.
Le pays est intéressant et il est jeune. Il a de nombreuses ressources, pétrolières et minières notamment.  D.S.K. joue donc de son entregent, et la nouvelle banque est inaugurée en Mai 2013. En exclusivité pour Secrets d’info, l’ambassadeur du Soudan du sud en France, Andrew Aquone - Aquèche nous raconte comment les choses se sont passées. L’inauguration de cette première banque d’investissement est un succès, mais DSK va étendre sa zone d’influence.

En 2013, il est nommé conseiller auprès du gouvernement Serbe. 

Mais surtout, à l’été 2013, il prend place au Conseil de surveillance de deux organismes Russes : un Fond d’investissement, où il siège au côté du représentant de la Caisse des Dépôts et Consignations française, et la "Banque russe de développement des régions", une institution qui dépend du géant pétrolier Russe Rosneft, aujourd’hui sur la liste noire des sanctions européennes.
De fait donc, estime Christopher Dembik de chez Saxo Bank, DSK se rapproche du Kremlin.

C’est un aspect des choses mais DSK se voit assigner une deuxième mission. On compte sur son expertise pour réformer et redresser une économie grippée. C’est ce qu’a confié à Marc Crépin, notre correspondant à Moscou, Chris Weafer, un analyste financier britannique qui travaille essentiellement en Russie.
D.S.K., agent facilitateur de l’économie Russe… alors on en arrive à la partie la plus discutable de son action. Car cela revient à donner un coup de pouce à Poutine, au moment où une partie de la communauté internationale cherche à faire pression sur lui en jouant justement sur le levier économique. Chris Weafer considère d’ailleurs que la montée en puissance de D.S.K.  en Russie est liée à ces sanctions.

Quelles questions cela pose-t-il…
D'abord, celle d’un possible conflit d’intérêts entre un homme qui conseille des états tout en ayant sa propre banque d’affaires, et depuis peu, en plus, son propre fond d’investissement. Marc Roche, spécialiste de la City de Londres et auteur du livre "les banksters", y voit un parallèle avec Tony Blair, et considère qu’il y a là un conflit d’intérêt.
Gagner de l’argent est une chose, mais entre en jeu une autre question : est-il juste aujourd’hui d’aider indirectement la Russie à trouver une parade aux sanctions ? Et ce au moment où la France refuse de livrer les Mistrals ?
D.S.K., que j’ai sollicité, a décliné mon invitation. On sait qu’il désapprouve la gestion de la crise ukrainienne par Vladimir Poutine mais va-t-il se mettre en retrait ?… Il faudra voir dans les mois qui viennent.
En attendant, je me suis retourné vers un de ses plus fervents défenseurs, son biographe Michel Taubmann. Il pense qu’il n’y a rien d’illégal pour un homme qui n’a plus de responsabilité politique, et qu’il y a une certaine cohérence dans son parcours.

Maintenant, quel avenir pour DSK ?
D’avenir politique à court terme, on n’en voit pas, pas tant que l’affaire du Carlton n’aura pas été soldée en tout cas.
La prochaine étape, c’est de développer son fond d’investissement, mais un fond que regarde plutôt avec prudence Christopher Dembick à Saxo Bank.


Les gros tracas de DSK

Le fonds luxembourgeois de l'ex-patron du FMI est en quasi-cessation de paiement. 
Sérieux soucis pour Dominique Strauss-Kahn. Au lendemain du suicide de son associé Thierry Leyne, la société de gestion d'actifs Assya Asset Management, filiale de LSK (Leyne Strauss-Kahn & Partners), a demandé à la justice luxembourgeoise à être placée en...
Là, on arrive au péage !



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