samedi 27 septembre 2014

27/09  - DÉMISSION D’ERIC HOLDER, 
PREMIER MINISTRE DE LA JUSTICE 
NOIR DES ETATS-UNIS

Quatre-vingt-deuxième procureur général des Etats-Unis, Eric Holder avait déjà annoncé son intention de quitter sa fonction avant la fin de l'année.Le ministre de la justice américain Eric Holder, nommé en 2008 par Barack Obama et premier Noir à occuper ce poste, a annoncé sa démission jeudi 25 septembre.

Le président américain a rendu hommage à celui qui « a œuvré avec passion pour faire de notre système judiciaire le meilleur du monde », en réduisant « les injustes disparités des peines » ou en travaillant à « des alternatives à l'incarcération ». Le chef de l'Etat a salué par-dessus tout son combat pour les droits civiques et pour un « traitement juste et équitable » de tous devant la loi,« quels que soient leur race, leur religion, leur sexe ou leurs croyances, leur orientation sexuelle ou leur handicap ».

Eric Holder restera à son poste jusqu'à ce que son successeur soit nommé et confirmé par le Sénat. Selon un responsable du ministère, ce processus pourrait encore prendre plusieurs mois. Le directeur du FBI James Comey, dont le nom avait été évoqué, a démenti avoir été approché et souhaiter prendre ce poste.

M. Holder, quatre-vingt-deuxième procureur général des Etats-Unis, avait déjà annoncé son intention de quitter sa fonction avant la fin de l'année. Avec ses six années de service, il est déjà l'une des personnes ayant officié le plus longtemps au sein du cabinet d'Obama, et est le quatrième procureur général à avoir occupé le plus longuement cette fonction. Il a été la voix la plus clairement libérale au sein de l'administration américaine, en particulier lors du second mandat du président Barack Obama.

PREMIER AFRO-AMÉRICAIN À OCCUPER CETTE FONCTION
Ancien juge, ami personnel de M. Obama, Eric Holder a été procureur du district de Columbia, ministre adjoint de la justice, puis ministre en 2009. Né à New York de parents originaires de la Barbade, il a été sélectionné à l'école primaire pour participer à un programme pour les enfants plus doués que la moyenne. Il a fait une partie de sa carrière au ministère, un endroit au confluent de la loi, de la politique et des enquêtes sensibles, ce qui lui a valu d'être mêlé à nombre de controverses. Sous Bill Clinton, c'est lui qui a autorisé à la dernière minute la grâce du fugitif Mark Rich, un financier de la campagne du président démocrate.

Pendant le premier mandat de Barack Obama, les républicains l'ont poursuivi sans relâche pour l'affaire dite « Fast and Furious ». Il s'agissait d'une opération montée en 2009 par le bureau des alcools, du tabac, des armes à feu et des explosifs pour remonter la filière des narcotrafiquants mexicains. Les agents avaient laissé partir plus de deux mille armes à feu pour le Mexique. Ils n'avaient pas prévu qu'ils en perdraient rapidement la trace. L'affaire a éclaté lorsqu'un policier américain a été tué par une de ces armes.

En 2013, Eric Holder s'est mis les journalistes à dos après une série de révélations sur la manière dont son ministère poursuivait les journalistes ayant publié des informations confidentielles. Une bronca médiatique qui a été suivie avec jubilation par les républicains qui ont Eric Holder dans le collimateur depuis son arrivée au ministère.
« Le Monde »


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