dimanche 21 septembre 2014

21/09 - 19/09 - CUBA - L’AFFAIRE DES CINQ.
WASHINGTON CONTRE CUBA. 
Un demi-siècle de terrorisme, par Salim Lamrani.
Edition le temps des cerises

« Les Etats-Unis n’ont jamais annexé Cuba, mais ils en ont fait une colonie virtuelle jusqu’à ce que, en janvier 1959, la dictature de Fulgencio Batista tombe sous les coups des guérillas castristes. Depuis cet événement, rappelle cet ouvrage collectif, il n’y a aucun précédent d’une hostilité aussi soutenue d’un pays contre un autre, en l’occurence la superpuissance mondiale contre un pays pauvre pendant plus de 40 ans. Au long de ces années, la population cubaine a vécu dans un état de siège permanent qui a conditionné son mode de vie.

Invasion militaire directe, attaques biologiques, attentats terroristes, sabotage d’infrastructures, campagne d’assassinats, étranglement économique, guerre de propagande, constantes agressions politiques et diplomatiques... 

A l’heure actuelle, le chargé d’affaires des Etats-Unis à La Havane, M. James Cason, reçoit 53 millions de dollars par an pour organiser une opposition interne, comme si la démocratie pouvait s’acheter. « Avant, l’île était présentée comme un tentacule soviétique sur le point de nous étrangler. Maintenant, c’est notre amour pour la démocratie qui nous oppose à Cuba », ironise Noam Chomsky. Une très large place est accordée à l’affaire des « cinq de Miami », à qui l’ouvrage est dédié.  » 


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Un des Cinq prisonnier Cubains qui vient d'être libéré était à la fête de l'humanité.


RENE GONZALEZ APPELLE A POURSUIVRE LA LUTTE POUR SES COMPATRIOTES PRISONNIERS AUX Etats-Unis.

Posted 9 mai 2013 by cubanismo



L'antiterroriste cubain, René González a lancé un appel à la poursuite de la lutte pour la libération de ses quatre compatriotes prisonniers aux États-Unis depuis 14 ans.


A sa sortie du Bureau des Intérêts des États-Unis à La Havane, où il a entamé les démarches pour renoncer à sa nationalité étasunienne, René González a qualifié d'injustice et de crime le fait que ses camarades soient en prison, raison pour laquelle la bataille pour leur prompte libération doit se poursuivre car leurs proches et le peuple cubain ont besoin d'eux.

Il a expliqué que son cas en est à une phase technique dans l'attente du certificat le confirmant comme un citoyen cubain fier.

Au cours d'une conférence de presse qu'il a donnée ultérieurement il a signalé que sa priorité consiste à lutter pour la libération de ses 4 frères. Il a ajouté que le président Obama n'a besoin que de courage pour rendre justice à Gerardo, Antonio, Ramón et Fernando. Il a ajouté:

« Les émotions sont contradictoires car cela fait partie d'une bataille dans laquelle je suis plongé tout le temps et dans laquelle se produisent des dynamiques auxquelles je dois répondre. Au milieu de tout cela se produit le coup de chance qui te permet de faire pression sur le gouvernement des États-Unis pour qu'il change sa position car jusqu'à présent il avait refusé ma demande. Je crois qu'il considérait que me retenir aux États-Unis sous ce système absurde de liberté surveillée était une question prioritaire.

Il y a eu, malheureusement le décès de mon père et nous avons demandé 15 jours de visite pour être aux côtés de mes proches lors des funérailles. C'est dans cette conjoncture que nous avons réussi à abattre le dernier mur du gouvernement qui s'était opposé à ma suggestion de renoncer à la nationalité étasunienne. Il pensait que je n'allais pas tenir parole, une fois à Cuba.

Quand j'étais déjà ici, nous avons de nouveau proposé à la juge de renoncer à la nationalité et le gouvernement étasunien n'a pas eu d'autre alternative qu'accéder à ma demande. C'est un changement de position du gouvernement étasunien et cela fait partie d'une bataille. Donc toutes les émotions s'entremêlent : le décès de mon père, les retrouvailles avec la famille.


Quand je suis dans la rue, parmi les gens, j'éprouve un mélange de bonheur d'une part car j'ai obtenu ce que je voulais : être dans mon pays ; d'autre part, la certitude du fait que le décès de mon père a été le facteur qui a permis cela et il n'a pas pu le partager. Il y a aussi le besoin de poursuivre la lutte car tout ne s'achève pas avec ce verdict de la juge. Il faut continuer à lutter sur le plan judiciaire.

Au sujet de la signification de son retour définitif à Cuba pour ses 4 camarades toujours en prison aux États-Unis, René González a indiqué:

« Quoiqu'il en soit, cela est pour mes frères une petite lueur d'espoir. C'est une joie qu'ils reçoivent en prison : l'image de l'union de ma famille est un espoir pour eux. C'est la visualisation de quelque chose qu'ils voient comme possible. C'est ce que je veux pour eux. Mon incorporation à la lutte pour que cela soit possible sera ma priorité dès que nous aurons réglé cette question de la liberté surveillée. Je devrai trouver le moyen de m'incorporer à cette lutte et de faire tout ce qui sera à ma portée pour que justice soit faite, pour que cette injustice soit réparée et pour qu'ils puissent retourner à nos côtés ».


René González s'est référé, au cours de la conférence de presse, aux vexations endurées durant 15 ans dans des prisons étasuniennes:

« La partie la plus dure a été surtout l'arrestation. Dès le début le procès a été dur. Tout le monde sait que l'on nous a traité avec un maximum de dureté pour essayer de nous faire plier. Cela a impliqué un retard de deux ans pour le début du procès. Après, nous avons dû faire face à l'emprisonnement qui a été plus dur pour certains que pour d'autres. Cela dépendait de la sévérité des peines et du niveau de sécurité.

Je dirais que c'est une épreuve à laquelle nous avons fait face avec les ressources que nous avions, chacun à sa façon : moi, en faisant des exercices ; Antonio en se communiquant en faisant des tableaux ; Ramón, en faisant du sport, Fernando en étudiant, Gerardo, avec l'humour qui le place au-dessus de n'importe quelle tragédie.

Mais, en même temps, nous ne pouvons pas oublier que nous avons tous envisagé la possibilité de mourir en prison. Donc, c'est un processus dur et ma présence ici démontre que l'on peut y faire face avec toute la dignité qu'implique le fait d'être nés à Cuba et de défendre ce qui est juste. Je crois que cela a été un élément très important pas seulement face aux procureurs, mais aussi face à la population carcérale en général. La dignité qui a émané de cette lutte nous a donné un statut dans les prisons et elle a permis aux 5 de franchir cette étape sans problèmes y compris vis-à-vis des gardiens de prison.


C'est une lutte, une expérience terrible, mais de laquelle on peut sortir renforcé et me voici moi. 

Il manque à la campagne une seule chose. Que le peuple étasunien soit au courant. Nous avons réussi à unir des volontés dans le monde entier, nous avons des amis qui sont forts, puissants, qui ont la capacité de transmettre leur message, mais tout cela à l'extérieur des Etats-Unis. Et même si beaucoup d'entre eux sont en train d'arriver à la société étasunienne, ce qui manque à cette campagne est que le peuple étasunien sache les détails des 5, qu'il sache que le gouvernement étasunien les a mis en prison pour défendre le terrorisme, car c'est cela que nous ne pouvons pas oublier dans cette affaire.


Le gouvernement étasunien pour défendre ses terroristes, nous a mis en prison. Il a fait qu'une juge me dise à moi que le terrorisme est mauvais, mais que je n'avais pas le droit de le combattre. 

C'est écrit sur un document légal. Dans les documents légaux de cette affaire, figurent les propos d'une juge étasunienne me disant que je n'ai pas le droit de combattre le terrorisme et après elle me dit qu'il faut laisser les terroristes tranquilles, que je ne peux pas les approcher. 

Nous devons expliquer cela au peuple étasunien.

Je remercie les gens de leur générosité qui est très grande. L'une des choses qui nous affectait le plus en prison et qui nous faisait plus de peine était de ne pas pouvoir répondre aux milliers de lettres que nous recevions. Ces lettres faisaient partie de notre protection dans la prison. Quand nous recevions le courrier, cela soulevait des rires et des blagues car les autres prisonniers nous disaient qu'il nous fallait un service de courrier pour nous seuls. Ils se rendaient compte qu'il y avait un monde qui s'intéressait à nous.

Les lettres des petits pionniers auxquelles nous ne pourrons jamais répondre car c'est impossible physiquement, nous ont beaucoup encouragés et elles nous ont donné un statut qui a alimenté le respect des prisonniers envers nous. La première chose que je demanderais à tous ceux qui nous écoutent c'est qu'ils nous pardonnent de ne pas avoir pu répondre à leurs lettres.

J'ai eu l'occasion de me promener dans les rues cubaines et j'ai constaté la solidarité, l'affection, l'appui. Comment correspondre à cela ? Il est impossible qu'une seule personne puisse correspondre à onze millions de personnes, mais cela nous engage. L'engagement est la seule réponse ».

Radio Havane Cuba


Ici des nouvelles :
Solidarité avec Cuba




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