vendredi 12 septembre 2014

13/09 - LA LOI MARTIALE A NOTRE PORTE !

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Ne nous laissons pas amuser par leurs habituelles distractions :
  • Livre de Valérie
  • Candidature de Sarkozy
  • Ce ministre qui ne paie pas ces impôts (THOMAS THÉVENOUD, APRÈS LES IMPÔTS, LES LOYERS ET AMENDES IMPAYÉS). Il n’est pas le seul et ils le savent. Pourquoi sortir ça en ce moment où nous sommes au bord de la 3ème guerre mondiale et nucléaire qu’ils veulent à tout prix déclancher en chargeant Poutine.
Pendant ce temps là, ils préparent du gros dans les coulisses, c’est leur stratégie habituelle !
Tous des gazaouis !
Nous n’avons pas protesté quand les sionistes ont envahis des pays et assassinés des civils, enfants, femmes..Le tour des américains est arrivé, après, ce sera nous.
Dès le moindre incident provoqué souvent par eux, il y a une très forte répression, comme en Irak et tant d’autres pays.
« Le massacre israélien à Gaza est annonciateur des mesures qui, dans chaque pays, seront employées contre la résistance de la classe ouvrière contre la guerre, le militarisme et le programme d’austérité.

NON? Notre gouvernement ne nous protèges pas avec ses caméras, il nous surveille. Elles sont en place au cas où il y aurait une rebellions. Ils savent que nous avons toutes les raisons de le faire et ont peur de notre réveil.

Le Pentagone prépare la guerre dans les villes (américaines)
La Garde nationale a été Envoyé à Ferguson Après une nuit de cocktails Molotov, de fusillades, de pillages, et de vandalisme » note Zero Hedge , Ferguson où l’état d’urgence à été décrétée hier.

La répression actuelle des manifestations populaires à Ferguson, Missouri, a attiré l’attention non seulement sur la façon dont la police a sauvagement abattu un jeune noir mais surtout sur la façon dont cette même police, équipée de matériels militaires lourds, réprime actuellement des manifestations de protestations qui n’ont rien d’inaccoutumé.
Il apparaît maintenant que les forces de sécurité intérieure (police, garde nationale) américaines ont été très récemment dotées d’équipements et de moyens jusqu’ici réservés aux militaires dans les zones de guerre. On pourrait penser qu’il s’agit de la simple récupération de matériels qui ne sont plus utilisées en Afghanistan et dans d’autres conflits dont l’Amérique semble actuellement se retirer. Mais il n’en est rien.

Il s’agit, non seulement pour la police mais pour l’armée, de se préparer à conduire des opérations militaires en milieu urbain. Et ceci non dans des pays où l’armée et les « secret forces » à son service interviennent déjà, comme en Ukraine, mais dans des capitales de pays réputés alliées et sur le territoire américain lui-même. En d’autres termes, en ce qui concerne les Etats-Unis, il s’agit pour le pouvoir américain de préparer la répression armée de manifestations s’en prenant à certains lieux représentant les symboles du pouvoir, et ceci, dans tous les états de l’Union, qu’ils soient réputés pauvres ou au contraire favorisés.
La question avait été évoquée il y a maintenant quelques années dans la foulée des rassemblements, d’ailleurs pacifiques, tenus à Wall Street et repris ailleurs, sous le slogan « Occupy Wall Street ». Il s’est trouvé que ces rassemblements se sont éteints d’eux-mêmes, peut-être à la suite de menaces d’arrestation formulées contre certains leaders. Mais l’on s’était demandé ce qui se serait passé si, loin de s’éteindre, les manifestations s’étaient diffusées et radicalisées. Très certainement le pouvoir n’aurait pas laissé faire, utilisant lui-même des moyens de plus en plus violents (et illégaux au regard du droit coutumier régissant aux Etats-Unis ce genre d’évènements).
La guerre dans les mégacités
Or aujourd’hui, la question ne se pose plus. Au delà de ce qui se passe à Ferguson, un article récent du World Socialist Web Site [2] apporte des éléments clairs de réponse. La priorité du Pentagone est désormais de préparer les forces militaires à la guerre en milieu urbain. Les conflits récents, à Gaza, en Syrie ou en Ukraine, montrent clairement que c’est dans de tels milieux que la répression est la plus difficile, non parce qu’elle entraîne des pertes civiles vite réputées insupportables, mais parce que l’urbanisation empêche le déploiement de moyens militaires lourds. C’est ce qu’avait bien compris en son temps le Baron Haussmann sous le Second Empire français, faisant raser les quartiers parisiens historiques et les faisant remplacer par de grands boulevards propices à l’emploi de l’artillerie.
Dans les derniers conflits cités ci-dessus, les forces militaires engagées n’ont pas hésité à canonner les quartiers d’habitations. Mais il faut désormais faire plus, entraîner les troupes à combattre dans des villes encore trop peu détruites pour être facilement conquises – ou bien, s’ils s’agit de villes métropolitaines américaines, encore intactes mais à conquérir pour en éliminer d’éventuels opposants civils. Dans le Neguev dès 2001, l’armée américaine avait construit une ville artificielle, dite Urban Warfare Training facility, où des combats de rue simulés sont depuis organisés, conjointement avec l’armée israélienne. Mais il faut faire plus, entraîner les troupes à combattre dans des villes de 10 millions ou plus d’habitants, dite « megacities ». Cette doctrine a été présentée dans un document que chacun peut depuis juin 2014 consulter sur Internet « Megacities and the United States Army: Preparing for a complex and uncertain future » [3] (Les mégacités et l’armée américaine : se préparer pour affronter un futur complexe et incertain).
Les aires métropolitaines correspondantes y sont présentées comme les futurs champs de bataille où l’US Army (l’armée américaine) devra être déployée. Certains exemples sont donnés : Dhaka au Bangladesh, Lagos au Nigeria, Bangkok en Thailande, Mexico City au Mexique, Rio de Janeiro et Sao Paulo au Brésil… mais aussi la ville de New York, aux États-Unis même. On peut se demander pourquoiParis ou Berlin ne sont pas présentées aussi comme « cases studies », et ce qu’auraient dit nos gouvernements si cela avait été le cas.
Ces villes, selon le Pentagone, seront des terrains de guerre parce qu’elles génèrent des inégalités croissantes et que ces inégalités elles-mêmes génèrent des protestations de plus en plus nombreuses. Il ne fait aucun doute, pour le Pentagone, que les protestataires s’équiperont de moyens militaires et s’efforceront de renverser l’ordre établi, avec l’appui probable de certains populations de ces quartiers, notamment récemment immigrées. Ils mèneront des guerres dites de 4e génération, qui ont été relativement meurtrières pour l’armée américaine en Irak et Afghanistan. Aussi, sans attendre, le Pentagone est-il en train de mettre en place en Virginie un « US Army Asymmetric Warfare Group training center » (centre d’entrainement de l’armée américaine à des opérations de guerre asymétrique) destiné à entraîner l’armée à mener de telles guerres, dans des milieux urbains simulés.
Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi la police métropolitaine américaine est désormais lourdement équipée, chaque fonctionnaire devenant un véritable « Robocop ». N’en disons pas plus ici. Chacun pourra se demander si ces façons de mener la lutte des classes s’étendront aux États-Unis et si, en ce cas, elles seraient favorablement accueillies en Europe. Nous pouvons penser, non sans appréhension, que la réponse à ces deux questions serait affirmative.



Loi martiale: la garde nationale arrive à Ferguson 19 août 2014

Jusque là, la loi martiale en tant que telle n'a pas été declarée officiellement et pourtant, sur place, la situation est très similaire. En effet, le couvre feu est une des dispositions de la loi martiale et elle a dejà été mise en place ces derniers jours. Aujourd'hui, c'est la garde nationale qui entre en jeu avec près de 200 agents ce qui ne risque pas d'apaiser la situation.
Rappelons que la garde nationale américaine est bien une force militaire ce qui rammène une fois encore au concept de loi martiale que certains politiciens américains ont appellé de leur voeux pour mettre fin aux protestes. Avant cette escalade militaire, la police de Ferguson s'est déjà illustrée par sa brutalité vis à vis des médias en envoyant du gaz lacrimogène à certains médias, démontant leur matériel et pire encore dernièrement en menaçant de mort un reporter. Fawkes
Les militaires de la Garde nationale étaient déployés lundi soir à Ferguson, au Missouri, en proie à de violentes émeutes depuis qu'un policier a abattu Michael Brown, un jeune Noir atteint par au moins six balles, dont une fatale à la tête.
Grâce à ces renforts, aucun couvre-feu ne sera mis en place lundi, selon le gouverneur Jay Nixon, soulignant la mission «limitée» des militaires: ils monteront la garde autour du quartier général de la police.
En fin de journée, un journaliste de l'AFP a vu environ 200 membres de la Garde nationale arriver et s'équiper au QG. Des tireurs d'élite étaient postés sur les toits des commerces alentours.
«Ils sont censés protéger les Américains, mais ils font la guerre aux citoyens non armés», s'est emporté Ron Henry, un jeune Noir, interrogé par l'AFP.
Barack Obama, briefé par son ministre de la Justice Eric Holder lundi après-midi, a dit avoir recommandé au gouverneur une utilisation «limitée» de cette force.
«Je surveillerai dans les jours qui viennent qu'elle aide, plutôt qu'elle n'aggrave la situation», a-t-il prévenu, ajoutant que M. Holder se rendrait sur place mercredi.
Le déploiement massif de policiers lourdement équipés, souvent d'armes de guerre, a exacerbé les tensions plutôt que de les apaiser.
Le président a réitéré son appel à la «retenue», estimant que rien n'excusait «l'utilisation de la force excessive par la police».
Signe de la fébrilité ambiante: un photographe de l'agence Getty Images a été arrêté par la police lundi soir.
La mort de Michael Brown le 9 août, dans des circonstances controversées alors qu'il n'était pas armé, a entraîné des émeutes dans cette ville de 21 000 habitants.
Au moins six balles 
Au moins «six balles ont atteint (Michael Brown), et deux ont peut-être repénétré» dans le corps, a déclaré Michael M. Baden, légiste de renom mandaté par la famille.
Il n'a relevé aucun résidu de poudre sur le corps de la victime de 18 ans et «aucune trace» de lutte, les quelques abrasions sur le corps étant attribuées à la chute sur la route.
Pas moins de trois autopsies ont été demandées, l'une par les autorités locales, l'autre par la famille et une troisième par le ministre de la Justice pour tenter de faire la lumière sur les circonstances de la mort du jeune homme.
Car les versions de la police et de plusieurs témoins divergent. Pour les uns, Michael Brown aurait tenté de se saisir de l'arme de service du policier qui l'a abattu, une confrontation au cours de laquelle ce dernier aurait été blessé au visage. Pour plusieurs témoins, dont l'ami de Michael Brown qui l'accompagnait, il avait les mains en l'air.
Selon le Washington Post, des traces de marijuana ont été relevées dans l'organisme de la victime.
Mary Case, médecin légiste du comté chargée de l'une des autopsies, a simplement lâché au journal que Brown avait été atteint de plusieurs balles à la tête et à la poitrine.
Selon l'un des médecins légistes de la famille, la victime a été atteinte au sommet du crâne, au-dessus du sourcil droit et à quatre endroits au bras droit entre l'aisselle et la main. C'est la balle qui a frappé au sommet du crâne, «alors qu'il se penchait en avant», qui a été fatale.
Le ministère a indiqué en début de soirée que l'autopsie fédérale, «confiée à l'un des médecins légistes les plus expérimentés de l'armée américaine», était en cours.

 «Attaque coordonnée» 
Dans la nuit de dimanche à lundi, Ferguson a connu sa pire nuit d'émeutes depuis la mort du jeune homme, incitant le gouverneur à mobiliser la Garde nationale.
Dimanche soir, les manifestations avaient dégénéré quelques heures avant le couvre-feu instauré pour la seconde nuit consécutive. Le quartier général de la police avait en particulier été «la cible d'une attaque coordonnée».
La mort de Michael Brown a pris une dimension nationale et fait la Une car elle a ravivé le spectre du racisme aux États-Unis.
La mère du jeune homme, Leslie McSpadden, a estimé sur ABC que seule la «justice» ramènerait le calme.
Un porte-parole du procureur du comté de Saint-Louis a indiqué à des médias qu'un grand jury, chargé de décider s'il y a lieu de poursuivre le policier, devrait étudier l'affaire dès mercredi.
La police locale avait diffusé vendredi, en même temps que le nom du policier incriminé, une vidéo montrant un jeune homme à la carrure imposante, présenté comme Michael Brown (1,95 m pour 136 kg), qui volait des cigares 20 minutes avant d'être abattu.
La diffusion simultanée de la vidéo et de l'identité du policier avait été largement interprétée comme une manoeuvre de la police locale pour se dédouaner.

Loi martiale de fait à Ferguson, Missouri
ça pourrais arriver plus vite qu'on ne pense en France !
Par Barry Grey le 21 août 2014
L’Etat du Missouri a réagi, avec le plein appui du gouvernement Obama, aux protestations continues contre le meurtre par la police de Michael Brown, jeune adolescent afro-américain, en imposant de fait la loi martiale à Ferguson, une ville à grande majorité ouvrière.

Les habitants ont été dépouillés de leur droit, garanti par la constitution, de se réunir, des journalistes ont été arrêtés ou bannis en violation de la liberté de la presse et des points de contrôle policiers ont été mis en place aux principaux carrefours. Une force gigantesque composée de véhicules militaires, d’hélicoptères, des grenades assourdissantes, du gaz lacrymogène, des équipes SWAT brandissant des armes d’assaut et des policiers locaux assistés d’agents de la garde nationale a été déployée pour intimider, terroriser et écraser les protestations sociales.

Lundi soir, la répression contre des manifestants, pacifiques pour l'écrasante majorité, demandant justice pour le meurtre de Brown, a été intensifiée. 78 personnes ont été arrêtées apparemment pour refus d’obtempérer aux ordres de dispersion donnés par la police, ce pourquoi il n’existe aucun fondement juridique ou constitutionnel.
L’ampleur de la répression est fortement disproportionnée par rapport à la menace présumée de ce que les autorités appellent des « éléments criminels. » Lors d’une conférence de presse mardi à 14 heures 20, le capitaine de la police de la route du Missouri (Missouri Highway Patrol), Ron Johnson, qui a été chargé la semaine passée par le gouverneur démocrate, Jay Nixon, des opérations sécuritaires, n’a pu que signaler deux armes de poing, un cocktail Molotov et quelques bouteilles d’eau que la police aurait saisis pour justifier la répression brutale de cette nuit et les interpellations de masse. Il a conseillé aux « manifestants pacifiques » de rester chez eux la nuit de mardi pour que la police puisse identifier comme « agitateurs extérieurs » tous ceux se trouvant dans les rues et les arrêter.

Le recours arbitraire et disproportionné à la force caractérise l’ensemble de la crise. Brown, qui ne portait pas d’arme a été abattu de 6 balles tirées à bout portant. Les protestations pacifiques organisées par les habitants indignés ont été réprimées dans une opération de type militaire, des arrestations de masse, l’instauration de l’état d’urgence et l’imposition de ce qui est l’équivalent de la loi martiale.

Comme le montrent les reportages vidéo (video reports) mis en ligne sur World Socialist Web Site, les habitants de Ferguson sont en train de faire le lien entre cette occupation militaire et policière de leur ville et le recours par le gouvernement des Etats-Unis à des méthodes similaires en Irak et en Afghanistan. Ils soulignent l’hypocrisie de la prétention de Washington de défendre les droits démocratiques et humains au Moyen-Orient et en Asie centrale tout en réagissant sur le plan intérieur au moindre signe d’opposition sociale avec les mêmes moyens antidémocratiques et brutaux qu’ils avancent comme étant la raison pour le renversement de gouvernements étrangers.

C’est précisément ce que le WSWS faisait remarquer quelques jours à peine avant le meurtre par la police de Brown. Dans une chronique du 5 août intitulée « Le massacre à Gaza: un avertissement à la classe ouvrière internationale », le WSWS écrivait : 
« Le massacre israélien à Gaza est annonciateur des mesures qui, dans chaque pays, seront employées contre la résistance de la classe ouvrière contre la guerre, le militarisme et le programme d’austérité. 

Les méthodes développées durant les dix ans de guerres menées par les États-Unis en Afghanistan et en Irak pour terroriser des populations hostiles seront également utilisées contre les travailleurs luttant pour la défense de leurs emplois, leur niveau de vie et leurs droits démocratiques fondamentaux. »

Le recours à des méthodes d’Etat policier à Ferguson est l’aboutissement de la décrépitude prolongée de la démocratie américaine. Ce processus était entré dans une nouvelle phase avec le vol des élections présidentielles de 2000. 
Il s'était accéléré après le 11 septembre et l’instauration de la soi-disant « guerre contre le terrorisme. » Dès le début, cette fausse guerre a été utilisée pour justifier le déclenchement de la guerre impérialiste à l’étranger et une attaque implacable contre les droits démocratiques aux Etats-Unis mêmes.

Ces 13 dernières années l’on a observé un renforcement massif des pouvoirs de répression de l’Etat aux dépens des droits démocratiques, et qui résulte aujourd’hui dans l’existence d’un Etat policier en puissance. Après la loi USA Patriot Act, qui autorise l’élargissement effréné de l’espionnage de la population américaine et du monde par le gouvernement, il y a eu la mise en place du Département pour la sécurité intérieure (Homeland Security Department) qui coordonne et finance, aux côtés du Pentagone, la transformation de la police locale en forces paramilitaires anti-insurrectionnelles. Le Northern Command [Commandement Nord américain, NORTHCOM], le tout premier commandement militaire à couvrir le territoire des Etats-Unis, a été constitué.

Ces innovations sont allées de pair avec d’innombrables études et projets développés par l’armée et les agences de renseignement ainsi que des groupes de réflexion en vue de la guerre urbaine et répression de masse afin d’écraser les protestations sociales aux Etats-Unis. 

Les attentats du Marathon de Boston en 2013 ont servi d’occasion pour tester de tels projets. Pour la première fois de l’histoire américaine, une grande région urbaine fut bouclée par l’armée et la police et les libertés civiles effectivement suspendues. L’absence de toute protestation significative de la part d’une section quelconque de l’establishment politique ou médiatique a confirmé l’effondrement de tout engagement envers la démocratie de la part de la classe dirigeante.

L’attaque contre les droits démocratiques qui a eu lieu sous George W. Bush a été accélérée sous le gouvernement Obama. L’actuel président a non seulement protégé de poursuites judiciaires les auteurs des programmes de torture et du goulag de Guantanamo, mais il a aussi fait valoir son droit d’emprisonner indéfiniment et même d’assassiner des citoyens américains sans suivre les procédures normales et a reconnu l’avoir fait.
La force motrice derrière ces préparatifs avancés en faveur d’un Etat policier est l’immense intensification de l’inégalité sociale. Une élite patronale et financière quasi criminelle, qui s’enrichit sur la base d’activités spéculatives de nature parasitaire tout en détruisant parallèlement l’infrastructure industrielle et les emplois payés convenablement, s’arroge une part de plus en plus grande de la richesse nationale. Cette forme de criminalité est indissolublement liée à une politique étrangère criminelle fondée sur l’agression, la guerre et le pillage.

Chaque revendication démocratique et sociale de la classe ouvrière va à l'encontre des intérêts sociaux de cette nouvelle aristocratie. Celle-ci considère chaque manifestation de protestation sociale comme une menace pour ses intérêts et doit donc être immédiatement détruite.
L’énorme appareil du renseignement, de l’armée et de la police, qui n’a de comptes à rendre à personne pour ses actes et qui a été renforcé au fil des ans, opère comme le garant des intérêts de cette élite capitaliste criminelle. Une analyse politique des événements survenus à Ferguson doit débuter non par la rhétorique creuse et hypocrite du gouvernement Obama, mais par une analyse de ce qu’ils font. Dans l’intérêt de l’oligarchie financière qu’ils servent, ils mobilisent la brutalité répressive de l’Etat pour terroriser la classe ouvrière de Ferguson tout en créant un précédent qui sera utilisé dans toutes les villes du pays.

Telle est la réalité de l’Amérique. Ce n’est pas un hasard si le pays socialement le plus inégal des pays industrialisés avancés est aussi le plus antidémocratique. La cause première est le système capitaliste lui-même qui est incapable de satisfaire les besoins fondamentaux de la classe ouvrière, c'est-à-dire de la vaste majorité de la population.
(Article original paru le 20 août 2014)


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