lundi 8 septembre 2014

08/09 - RYTHMES SCOLAIRES : 
QUI SONT LES IRRÉDUCTIBLES 
OPPOSANTS A LA REFORME ?
Appel à soutenir ces maires courageux.
Portons les gilets jaunes en conduisant nos enfants.
Concertez-vous pour le faire ensemble.

Vous avez peur de représailles ?!! Ça ne peut pas être pire et en étant enfin unis nous aurons l’écoles que nos enfants méritent.
La peur est justement ce que nous avons à soigner, ce qui nous a rendu esclave aussi longtemps. Nos enfants sont Notre avenir. Ne les laissons plus les abîmer.

si même mes dromadaires inquiétent le pouvoir ! 
et maintenant le gouvernement donne la police politique
si même mes dromadaires inquiétent le pouvoir !



En plus de cette réforme, il faut en profiter pour s’attaquer au problème à la racine.
L’école n’est plus un service mais, nos enfants sont pris en otage. On leur fait du bourrage de crâne afin de les rendre dociles au système. Les mères sont dangereuses, elles pourraient rendre leurs enfants autonomes Aussi, une manipulation a eu pour bu de les inciter au travail.
Voir ancien article :
29/08 - ON DÉTRUIT NOS ENFANTS -  L'ECOLE en FRANCE - UNE PRISON,  elle abîme nos enfants.
A NOUS DE LES LIBÉRER
COMPARAISON DU SYSTÈME ÉDUCATIF FRANÇAIS ET FINLANDAIS


maires-communes-contre-reforme-rythmes-scolaires


La liste des 3 800 maires opposés à la réforme :

Le coin des Maires :

Cette page a pour objectif de vous proposer toute la palette des outils et des arguments dont vous avez besoin, vous les élus, pour ne plus subir passivement cette réforme et rejoindre les 3800 Maires opposés à la réforme.
Pour les élus qui s’imaginent monter un projet « pas trop catastrophique » suite à l’assouplissement de la réforme, sachez que vous ne faites que scier la branche sur laquelle vous êtes assis.

Cette réforme n’est que le prélude à « la territorialisation / la municipalisation » de l’école primaire, dont l’Etat veut se défaire.  Pour preuve,  pourquoi l’Education Nationale n’a-t-elle pas


Voici le message du Maire de Janvry ce matin suite à la manifestation de Samedi. Ils ne perdent pas de temps !
« Fini les commissaires de la république ! Vive les commissaires politiques !
Ça y est ! J’ai reçu ma feuille de route pour le tribunal. Le préfet vient de m'assigner en référé afin que je sois suspendu haut et court ! 
Ce qui est formidable pour le cas de la commune de Janvry c'est que nous n'avons pas fermé l'école, que la police présente l'a constaté, que les enseignants ont même fait classe !
En fait, il devait être insupportable aux yeux de l'autorité hystérique que cette petite commune emblématique échappe au couperet de guillotine.
Une commune n'aurait pas le droit d'exprimer son opinion et d'accompagner des parents dans leur refus. Pauvre préfet, pauvres institutions qui se compromettent dans des méthodes dignes d'autres régimes. Je suis très heureux et honoré de me retrouver dans la charrette du tribunal d'exception avec mes amis maires. »
Rythmes scolaires à Montmeyan: la justice déboute l'Etat.
Le recours de la préfecture a été rejeté (...) La préfecture avait assigné la commune de Montmeyan, soutenant que l'école était restée fermée mercredi et que le conseil municipal avait voté une délibération refusant l'application de la réforme.
La préfecture avait invoqué "une atteinte à l'exercice d'une liberté publique, l'égal accès de l'enfant à l'instruction" pour demander l'annulation - en urgence - de cette délibération adoptée en mai dernier. Ce refus, s'il est "susceptible d'affecter la continuité du service public", ne compromet pas "l'exercice d'une liberté publique", a considéré le tribunal dans son ordonnance rendue quelques heures après avoir entendu les parties. Le maire a par ailleurs assuré que l'école du village était ouverte mercredi. Ce sont les enfants qui étaient absents 

Le 5 sept.-14 tandis que les règlements de comptes se multiplient a Marseille, que la délinquance croit partout, que les dealers occupent certaines rues de Paris, le gouvernement actuel  se préoccupe d'embastiller les élus  réfractaires a la réforme ou tout du moins d'essayer d'instituer des tribunaux d'exception. Ainsi la révolte des élus doit être matée coûte que coûte  et le caractère excessif de la méthode employée révèle l'état de panique qui règne au niveau de la ministre de l'éducation nationale qui adopte le mode "autorité hystérique".

Si je vous écris cela c'est avec une véritable satisfaction car cela contredit tous les discours propagandistes du gouvernement sur le fait que nous serions une minorité a considérer cette réforme  comme stupide, coûteuse et sans intérêt pour l'enfant.
Depuis onze mois dans ce combat que nous menons, il y a deux mascottes dans les manifestations, ce sont mes "filles", deux dromadaires, qui nous accompagnent partout affublées de gilets jaunes , rappelant qu'un dromadaire si on lui force son rythme, il se couche et ne bouge plus. Elles sont à elles seules le symbole de notre combat souriant  non violent et familial. Dès que les gens les aperçoivent c'est un sourire qui apparaît, bien loin des manifestations tendues ou haineuses. Partout les services d'ordre de l'état n'ont pu que confirmer la tranquillité, la docilité mais aussi l'apaisement souriant qu'elles apportaient. Lors de notre dernière manifestation a Paris, nous avons même eu l'honneur qu'elles apparaissent dans le formulaire d'autorisation délivré par la préfecture, preuve, s’il en faut, que cela n'a jamais posé de problèmes........

La manifestation de Samedi :
Quelques centaines de parents, d'enfants, et une dizaine d'élus ont manifesté samedi à Paris contre la réforme des rythmes scolaires, à l'appel du collectif des Gilets jaunes. Francetv info s'est rendu sur place et explique qui sont ces manifestants.
"On a été reçus pour rien. Mais on ne lâche rien." Des maires, des parents avec leurs enfants, quelques enseignants... Environ 300 personnes, venues de toute la France, ont manifesté samedi 6 septembre à Paris contre la réforme des rythmes scolaires, devenue obligatoire depuis la rentrée. Elles ont défilé jusqu'au ministère de l'Education nationale. Malgré une fin de non-recevoir du directeur de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, qui a accueilli une délégation, les Gilets jaunes ne désarment pas.
Depuis l'annonce du retour à la semaine de cinq matinées, en mai 2012, le collectif se mobilise, vêtu de gilets jaunes fluo, ces fameux gilets de sécurité prévus pour les automobilistes. Mais qui fait partie de ce collectif ?

Des dizaines d'élus frondeurs :
Samedi, les manifestants ont quitté peu après 15 heures les abords du Conseil d'Etat, dans le centre de Paris, pour se diriger rue de Grenelle. A sa tête, les édiles opposés à la réforme. Eux n'ont pas de gilet jaune : ils portent leur écharpe tricolore en bandoulière.
Christian Schoettl, maire (Nouveau centre) de Janvry, dans l'Essonne, porteur de la fronde, ouvre le cortège. Il est venu avec deux dromadaires, dont il dit être le propriétaire.
"Si on force le rythme d'un dromadaire, il se couche... Comme un enfant qui reste couché le jeudi", "épuisé" par la réforme des rythmes, ajoute Christian Schoettl pour justifier la présence des deux animaux. "Changer les rythmes est une bonne idée mais il fallait avoir le courage de tout réécrire sur une page blanche", complète-t-il.

Derrière, les autres maires suivent de près. La plupart sont à la tête des communes entrées en résistance contre la réforme. Au total, 23 maires ont bloqué l'accès à leurs écoles mercredi dernier, mais tous n'ont pas fait le déplacement.

Dans le cortège, Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres, autre commune de l'Essonne, fait une courte apparition.

Evelyne Flacher
Sont également présents Evelyne Flacher, maire de Saint-Médard-en-Forez (Loire), qui a observé une grève de la faim contre la réforme en juillet, Thierry Lazaro, député-maire de Phalempin et Joël Wilmottre, maire d'Hautmont, deux communes du Nord... 

Un peu plus loin, deux maires de villages du canton de Pouancé, dans le Maine-et-Loire, appliquent, eux, la réforme, mais "contraints et forcés". Ils ont fait le déplacement pour soutenir leur voisin Laurent Cadou. Ce dernier (sans étiquette), effectue son deuxième mandat à Carbay. Il est aussi professeur des écoles pour la classe unique de son village de 250 habitants, et donc doublement concerné par la réforme. "Je demande avant tout un dialogue et de la concertation, mais aussi plus de souplesse, et la possibilité d'adapter les horaires à une classe unique, spécificité de ma commune", explique-t-il.

Une majorité de parents d'élèves :
Derrière la banderole "Abrogation de la réforme des rythmes scolaires", principale revendication, le gros du cortège est composé de parents. Tous, ou presque, portent des Gilets jaunes et dénoncent des ateliers périscolaires de mauvaise qualité, des enfants handicapés oubliés, ou encore une "école à deux vitesses".
Certains restent très actifs sur Facebook - la page des Gilets jaunes compte 61 000 inscrits - mais n'ont pu faire le déplacement. Parmi ceux qui sont venus, beaucoup ont emmené leurs enfants, vêtus comme eux.
Xavier, papa d'une petite fille, et Magalie, maman d'un enfant de 4 ans et demi et d'un autre de 6 ans et demi, ont fait le déplacement depuis le Var. "A la Seyne-sur-Mer, d'où je viens, il n'y a pas d'atelier pendant les temps d'activités périscolaires [NDLR : les TAP, introduits par la réforme], car la ville est très endettée. Il y a simplement une garderie, payante. Ce n'est pas intéressant pour mes enfants", explique Xavier. Il n'est pas contre de nouveaux rythmes scolaires, mais il n'apprécie pas le cadre imposé par la réforme. "J'aimerais une vraie concertation. Il n'est jamais trop tard pour faire son mea culpa", lance-t-il à l'adresse de la ministre de l'Education nationale.
Comme les maires frondeurs, la plupart des parents dénoncent aussi le temps insuffisant pour la mettre en place et réclament une année supplémentaire, voire plus. Beaucoup viennent des mêmes communes. Certains sont même venus ensemble. Une soixantaine de personnes sont arrivées de la ville de Christian Schoettl en car, spécialement affrété pour la manifestation. "Autour de Janvry, les horaires des écoles sont différents. C'est dommage, j'aimerais que ce soit partout pareil", regrette un habitant, père de deux enfants.

Quelques enseignants discrets :
Dans le bus venu de Janvry, il y avait des élus, des parents... et des enseignants. Mais ces derniers souhaitent rester anonymes, pour respecter la discrétion professionnelle à laquelle ils sont tenus. Dispersés dans la manifestation, ils sont aussi là en tant que parents d'écoliers du primaire, tout comme les assistantes maternelles (ATSEM). Tous estiment qu'une matinée d'école le mercredi matin fatigue les enfants. Ils auraient préféré le samedi matin. La réforme le permet avec une dérogation. Mais selon eux, les directeurs académiques, chargés d'approuver les horaires choisis, le refusent. Ils veulent que cela change.
Porte-parole des Gilets jaunes, Céline Fabre, elle, ne se cache pas. Professeure des écoles dans le Var, elle fait partie des quatre personnes de la délégation reçue au ministère de l'Education nationale samedi. Comme quatre maires opposés à la réforme, qui ont écrit à Najat Vallaud-Belkacem, elle demande un rendez-vous à la ministre. "J'aimerais avoir affaire à ma patronne, lance-t-elle en fin de manifestation. On ne me l'accorde pas ! C'est quoi ce mépris ?!"
"J'ai dit toute ma colère au ministère, je n'ai pas hésité à être frontale, mais l'audience n'a pas abouti. Je ne peux pas appeler au boycott du mercredi matin en tant qu'enseignante, mais j'espère que la mobilisation va continuer." Elle croit encore à l'opposition menée par les Gilets jaunes avec le contexte politique actuel. "Je ne pense pas que la grogne va s'arrêter dans notre pays."

4 septembre 2014
Et maintenant le gouvernement donne la police politique.
Au lendemain de cette journée de protestation nationale qui a témoigné a quel point la ministre de l'éducation nationale avait des motifs de s'inquiéter, il faut toutes les vertus de la propagande et de la langue de bois pour essayer de faire croire que la réforme des rythmes scolaires est en place et que tout le monde est heureux de ce qui se passe.
La ministre annonçait mercredi que 12 communes ont fermé leurs portes et qu'elle donnerait des ordres pour que la terreur fonde sur la tête des réfractaires. Déjà nous avions eu la visite des gendarmes, ensuite les policiers en civil dans les cours d'école, l'heure est maintenant à l'échafaud. Il n'y avait que 12 communes réfractaires suivant la communication ministérielle mais déjà plus 'd'une dizaine de maires de province sont convoqués devant le tribunal !
Les listes se dressent, la police politique s'active, tout réfractaire doit être brisé.  J’adore cette gauche qui était si vivante pour courir sous les toits pour défendre contre la loi les radios libres, qui défendait les droits de l'homme et la liberté d'expression, qui était aux cotés des enseignants.. Mais cela c'était avant. Maintenant qu'elle est au pouvoir, Staline a remplacé Lénine.
Les malheureux préfets sont sommés d'oublier de s'occuper des délinquants pour courir après les élus insoumis.
Pour les communes de la Loire :
La préfète Fabienne Buccio a également balayé les délibérations prises par des communes contre la réforme des rythmes scolaires et les nouveaux horaires qu'elle impose, bien que ces mesures n'aient pas été invalidées par le contrôle de légalité de la préfecture : « Ces délibérations, en contradiction avec la loi, sont réputées inexistantes, car les élus locaux qui les ont prises étaient sortis de leur champ de compétence », a-t-elle assuré. « Je demande au juge de suspendre les décisions des maires et de prendre à leur égard une injonction d'appliquer les horaires d'enseignement qui ont été arrêtés par le directeur académique des services de l'éducation nationale, le cas échéant sous astreinte », a précisé la préfète de la Loire.
 C’est à se taper les cuisses de rire, un préfet qui décide qu'une délibération de conseil municipal est inexistante se substituant au tribunal administratif, il oublie quelques  lois et s'autoproclame juge, procureur, avocat général, et bourreau.
Cette perte des valeurs, cette hystérie autoritaire, n'est pas digne de notre démocratie, elle est révélatrice d'un gouvernement a la dérive qui veut coûte que coûte imposer ce qu'il aurait du obtenir par la conviction et le dialogue.
Avec trois ministres, il y a eu trois  occasions d'ouvrir le dialogue, d'assouplir, d'essayer de comprendre les réalités.
"La violence est le refuge de l'incompétence" disait Isaac Asimov.
Samedi, les condamnés au bourreau idéologique seront avec nous pour certains à la manifestation, un honneur d'être aux côtés de ces maires courage ! Moi, à l'aube je guetterais si l'on vient frapper à ma porte, j'en tremble d'avance ! 
Tout ceci me galvanise et doit nous inciter à encore plus de mobilisation et de solidarité.



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